đź”´ L’Iran menace de « frapper le monde entier » : pessimisme Ă  TĂ©hĂ©ran avant la rencontre Trump–Netanyahou

À quelques heures d’une rencontre stratégique entre le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le climat se tend brutalement entre Washington et Téhéran. En Iran, plusieurs responsables évoquent désormais un affrontement « inévitable », tandis que des menaces explicites visent l’économie mondiale en cas d’escalade militaire.

Téhéran affiche son pessimisme

Lors des célébrations du 47ᵉ anniversaire de la révolution islamique à Téhéran, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu l’existence d’un « mur de méfiance » empêchant, selon lui, tout accord durable avec les États-Unis. Tout en affirmant vouloir poursuivre le dialogue, il a laissé entendre que les chances de succès restaient faibles.

Selon des sources citées par la presse internationale, de nombreux responsables iraniens estiment que les discussions en cours ne pourraient, au mieux, que retarder une éventuelle frappe américaine — et non l’empêcher.

Menaces sur l’économie mondiale

Le ton est monté d’un cran avec les déclarations d’Ali Shamkhani, haut responsable sécuritaire proche du guide suprême. Il a averti que toute attaque contre l’Iran serait considérée comme le début d’une guerre ouverte, sans « aucune limite » dans la riposte.

En filigrane, la menace porte sur le détroit d’Ormuz — passage stratégique par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Une fermeture ou une perturbation majeure pourrait provoquer un choc énergétique planétaire, avec flambée des prix du brut et instabilité sur les marchés financiers.

Israël veut maintenir les « lignes rouges »

À Jérusalem, l’inquiétude porte sur un éventuel accord limité entre Washington et Téhéran, centré uniquement sur le nucléaire. Israël insiste pour que toute entente inclue également des restrictions strictes sur le programme balistique iranien et sur le soutien aux milices régionales.

Donald Trump a récemment déclaré vouloir « un accord sans nucléaire ni missiles », laissant entendre qu’il n’exclut pas un compromis élargi. Son vice-président, J. D. Vance, a toutefois précisé que la priorité américaine restait d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, laissant la question d’un changement de régime « au peuple iranien ».

Une région sous haute tension

Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire au Moyen-Orient, notamment avec des déploiements navals supplémentaires. De son côté, l’Iran maintient son refus catégorique de négocier sur ses missiles et n’accepte que des limitations partielles sur l’enrichissement d’uranium.

En parallèle, des images circulant depuis Téhéran montrent des manifestations officielles accompagnées de démonstrations de missiles, tandis que des slogans hostiles au régime auraient également été entendus dans certains quartiers, signe d’une société iranienne toujours sous tension après les récentes vagues de contestation.


L’équation est désormais claire : si les négociations échouent, le risque d’escalade militaire deviendra tangible. Et au-delà d’Israël et des États-Unis, c’est l’équilibre énergétique mondial et la stabilité économique internationale qui pourraient être directement affectés.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés

Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News

📢Voir nos formats & tarifs publicitaires📢