Les tensions régionales continuent de s’intensifier au Moyen-Orient. L’Iran a adressé vendredi une menace explicite à Israël, affirmant qu’il réagirait avec force à toute attaque militaire contre son territoire. Cette mise en garde a été formulée par le commandant de l’armée iranienne, le général Amir Hatami, dans un contexte marqué par des déclarations américaines musclées, des mouvements militaires accrus et des informations non confirmées faisant état d’explosions dans plusieurs villes iraniennes.
S’exprimant lors d’un événement officiel des forces de défense aérienne iraniennes, le général Hatami a déclaré que l’Iran se trouve dans un état de préparation opérationnelle élevé. « Si l’ennemi commet une erreur, il mettra sans aucun doute en danger sa propre sécurité, la sécurité de la région et celle de l’entité sioniste », a-t-il averti. Cette déclaration vise clairement Israël, régulièrement désigné de cette manière par les autorités iraniennes, et intervient dans un climat de confrontation verbale et stratégique de plus en plus tendu.
Selon Hatami, les forces armées iraniennes suivent de près les mouvements de ce qu’il a qualifié d’« ennemi » dans la région. Il a souligné que l’armée iranienne est en état de vigilance et de préparation complète, tant sur le plan défensif qu’offensif. Ces propos s’inscrivent dans la doctrine de dissuasion affichée par Téhéran, qui cherche à montrer sa capacité à répondre rapidement et violemment à toute action militaire dirigée contre ses intérêts.
Le commandant de l’armée iranienne a également affirmé que plusieurs pays voisins de l’Iran ont fait savoir qu’ils n’autoriseraient pas l’utilisation de leur territoire pour mener une attaque militaire contre la République islamique. Selon lui, cette position est « digne d’éloges », car ces États comprennent qu’une atteinte à la sécurité de l’Iran entraînerait une déstabilisation généralisée de l’ensemble de la région. Aucune précision n’a toutefois été donnée sur l’identité de ces pays, ni sur la nature exacte des messages diplomatiques évoqués.
Ces déclarations interviennent alors que le président des États-Unis, Donald Trump, a récemment affirmé que l’Iran chercherait à conclure un accord afin d’éviter une frappe américaine. En réponse indirecte à cette évaluation, le général Hatami a tenu à rappeler que, selon Téhéran, la technologie nucléaire développée par l’Iran ne peut être détruite par des moyens militaires. « Si un accord est conclu, tant mieux. Et s’il n’y a pas d’accord, nous verrons ce qui se passera », a-t-il ajouté, reprenant une formule déjà utilisée par le président américain, mais dans un sens résolument opposé.
Parallèlement à ces déclarations officielles, des médias iraniens ont fait état d’explosions signalées dans plusieurs villes du pays, notamment à Téhéran, Ahvaz, Karaj, Tabriz, Qeshm ainsi qu’au port stratégique de Bandar Abbas. Ces informations n’ont pas été confirmées de manière indépendante. Des rumeurs, également non vérifiées, ont circulé concernant l’élimination du commandant de la marine iranienne ainsi qu’une tentative d’assassinat visant un autre haut responsable militaire. Les autorités iraniennes n’ont, à ce stade, fourni aucune confirmation officielle de ces affirmations.
La mention de Bandar Abbas revêt une importance particulière. Située sur le détroit d’Ormuz, cette ville portuaire constitue un nœud stratégique majeur pour l’exportation du pétrole iranien et pour les activités navales du pays. Toute instabilité ou incident dans cette zone est susceptible d’avoir des répercussions régionales et internationales, notamment sur les marchés énergétiques et la liberté de navigation.
Le discours du général Hatami s’inscrit dans une séquence de déclarations croisées entre Téhéran et Washington, alors que la présence militaire américaine dans la région semble se renforcer. Les propos récents de Donald Trump sur l’envoi d’une « armada » américaine vers le Moyen-Orient ont alimenté les inquiétudes d’une possible escalade, même si aucune annonce officielle ne détaille les objectifs précis de ce déploiement.
Du côté israélien, aucune réaction immédiate n’a été rapportée aux menaces iraniennes. Israël observe traditionnellement une grande retenue publique face aux déclarations de responsables iraniens, tout en maintenant un haut niveau de préparation sécuritaire. Les autorités israéliennes considèrent depuis longtemps l’Iran comme la principale menace stratégique, en raison de son programme nucléaire et de son soutien à des organisations hostiles à Israël dans la région.
À ce stade, aucun élément factuel ne permet de confirmer un passage imminent à l’action militaire de l’un ou l’autre camp. Les menaces, les mises en garde et les déclarations martiales s’inscrivent dans une logique de dissuasion et de pression psychologique, caractéristique des relations tendues entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Toutefois, la multiplication de signaux d’alerte, combinée à des informations non vérifiées faisant état d’incidents internes en Iran, contribue à un climat d’incertitude élevé.
Alors que les acteurs régionaux et internationaux appellent officiellement à la retenue, la situation demeure extrêmement volatile. La moindre erreur de calcul, comme l’a souligné le commandant de l’armée iranienne lui-même, pourrait avoir des conséquences graves non seulement pour les protagonistes directs, mais pour l’ensemble du Moyen-Orient.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés
Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News





