🔴Menace directe sur Israël : l’Iran déploie ses missiles les plus puissants au sud du pays

L’Iran a procédé ces derniers jours à un déploiement militaire massif et méthodiquement structuré le long de son littoral sud, dans la province de Hormozgan Province, autour du port stratégique de Bandar Abbas, jusqu’à l’entrée orientale du Gulf of Oman. Les éléments engagés ne laissent que peu de place au doute : il ne s’agit ni d’un exercice ordinaire ni d’une démonstration symbolique, mais bien d’une mise en posture de combat crédible, pensée pour la dissuasion régionale, le contrôle maritime et la capacité de frappe à longue portée.

Sur le plan de la défense aérienne, Téhéran a renforcé plusieurs points névralgiques. Des systèmes de courte et moyenne portée ont été installés sur Qeshm Island et sur Abu Musa Island, deux îles essentielles pour le contrôle du détroit d’Ormuz. À Bandar Abbas même, l’Iran a déployé des systèmes plus lourds et plus sophistiqués, notamment les Bavar-373 d’origine iranienne et les S-300 russes. Ce maillage vise à créer une bulle anti-aérienne dense, capable de compliquer toute tentative de frappe aérienne ou de reconnaissance ennemie dans cette zone critique pour les flux énergétiques mondiaux.

Le second pilier de ce dispositif repose sur les missiles balistiques. Le Fateh-110, missile à combustible solide de courte portée, a été intégré au dispositif avec une charge militaire estimée entre 400 et 500 kg. Dans ses versions les plus avancées, sa portée peut atteindre entre 300 et 700 km, ce qui lui permet de frapper rapidement des cibles régionales avec un temps de préparation réduit. Mais c’est surtout le déploiement de la famille de missiles Qadr qui retient l’attention des analystes. Les Qadr-110, positionnés notamment à Bandar Abbas, Jask et sur Qeshm, disposent d’une portée comprise entre 1 600 et 2 000 km, suffisante pour atteindre le territoire israélien. Le Qadr-380, missile balistique à deux étages, pousse encore plus loin cette capacité avec une charge militaire pouvant atteindre 800 kg, ce qui renforce la crédibilité de la dissuasion stratégique iranienne.

À ces vecteurs s’ajoute une composante devenue centrale dans la doctrine militaire iranienne : les essaims de drones suicides, principalement issus de la famille Shahed. Leur déploiement sur Qeshm, Abu Musa, les îles Tunb, Bandar Abbas et Jask témoigne d’une volonté claire de saturer les défenses adverses. Peu coûteux, difficiles à intercepter en grand nombre et capables de frapper des cibles navales ou terrestres sensibles, ces drones constituent aujourd’hui un outil asymétrique majeur dans l’arsenal de Téhéran.

Le littoral iranien a également vu l’installation ou le renforcement de batteries de missiles de croisière et de missiles côtiers. Sur Qeshm, le littoral de Kuh-e Mobarak, Abu Musa, les îles Tunb et Bandar Abbas, plusieurs types de missiles sont désormais opérationnels. Les missiles Qadr, avec une portée d’environ 200 km et une charge perforante conçue pour exploser à l’intérieur de la coque d’un navire, visent clairement les bâtiments militaires. Les Nasr, légèrement plus courts en portée, complètent ce dispositif. Plus inquiétant encore, le missile de croisière Abu Mahdi, avec une portée estimée à 1 000 km et une charge de plus de 400 kg, est présenté comme le missile naval le plus puissant jamais déployé par l’Iran, capable de neutraliser voire de couler des destroyers modernes. Les missiles Noor et Khalij Fars, dotés eux aussi de charges lourdes et de systèmes de pénétration avancés, viennent densifier cette ceinture défensive et offensive.

Enfin, la dimension sous-marine n’a pas été négligée. Le port de Bandar Abbas accueille désormais des sous-marins de classe Fateh, qualifiés de « semi-lourds », équipés de six tubes lance-torpilles de 533 mm, capables de tirer des torpilles lourdes, de poser des mines navales et même de lancer des missiles de croisière antinavires en plongée. À leurs côtés opèrent les sous-marins de poche Ghadir, discrets mais redoutables dans les eaux peu profondes, conçus pour la guerre asymétrique, le minage et les attaques surprises contre des navires de plus grande taille.

Pris dans leur ensemble, ces déploiements dessinent une architecture militaire cohérente, pensée pour verrouiller le détroit d’Ormuz, dissuader toute intervention étrangère et envoyer un message clair aux adversaires régionaux et internationaux de l’Iran. Dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, cette montée en puissance renforce les risques d’escalade et place la région sous une surveillance stratégique accrue, tant pour Israël que pour les puissances occidentales dépendantes de la sécurité des voies maritimes.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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