Le choc a été immédiat. En plein direct sur la chaîne Channel 12, le journaliste Arad Nir a déclenché un tollé en qualifiant de « camp de concentration » la future zone humanitaire que l’État d’Israël prévoit d’aménager dans le sud de Gaza. Face à la présentatrice israélienne d’origine éthiopienne, Alma Z Mangisto, et à des téléspectateurs sidérés, il a répété son propos à plusieurs reprises, provoquant l’indignation de nombreux acteurs politiques, journalistes, rescapés et même de Yad Vashem.
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Quand la rhétorique dépasse les bornes
Dans son intervention, Arad Nir — chef du service international de Channel 12 — a déclaré, avec un ton dramatique :
« Transformer Rafah en une ville de tentes humanitaire, c’est créer un camp de concentration. Dès lors qu’on concentre des gens dans un même endroit, même avec des tentes et de la nourriture, c’est un camp de concentration. »
Une déclaration qui a glacé le plateau. Alma Z Mangisto lui a immédiatement rétorqué :
« Ce terme nous ramène à des périodes historiques extrêmement sombres. »
Mais Nir a persisté, allant jusqu’à affirmer :
« Il faut appeler un chat un chat. Ce qu’on prépare, c’est un camp de concentration moderne. »
Une comparaison indigne, selon Yad Vashem
La réaction de Yad Vashem ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel, l’institution a condamné fermement les propos du journaliste :
« L’utilisation du terme ‘camp de concentration’ dans ce contexte, en connaissant parfaitement sa connotation dans l’histoire du peuple juif, est une déformation grave de la mémoire de la Shoah. Les camps nazis étaient conçus pour l’extermination systématique du peuple juif, selon une idéologie meurtrière. Comparer cela à une zone humanitaire est inacceptable. »
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La ville humanitaire : une stratégie pour sauver des vies
La journaliste Shirit Avitan Cohen, chroniqueuse pour Israël Hayom, a répliqué en direct :
« Quand on parle de camp de concentration, on parle d’un endroit où l’on enferme les gens pour les tuer. Ce qu’Israël met en place, c’est une zone de sécurité humanitaire, pour séparer les civils du Hamas, leur fournir nourriture, eau, médicaments, abris. »
Elle poursuit :
« Cette ville humanitaire est le seul moyen pour Israël de protéger les civils gazaouis, tout en poursuivant la neutralisation des terroristes. Il ne s’agit pas d’une punition collective, mais d’un effort immense pour préserver des vies — malgré la guerre. »
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Une comparaison symptomatique d’une certaine gauche israélienne
Ce genre de glissement verbal n’est pas une première. Dans certains cercles intellectuels et médiatiques, l’antisionisme militant pousse à employer des images extrêmes, souvent issues de l’univers de la Shoah, pour culpabiliser Israël. Ce procédé est non seulement dangereux, mais il affaiblit la mémoire collective en banalisant des termes comme « camp de concentration ».
L’État hébreu face à une guerre morale autant que militaire
Pendant que Tsahal combat un ennemi qui utilise des civils comme boucliers humains, et pendant que l’État hébreu met en place des structures pour épargner les innocents, certains journalistes depuis leur studio climatisé jouent les procureurs moraux, en tordant les faits.
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Le mea culpa de Nir : trop peu, trop tard ?
Face au tollé, Arad Nir a publié sur son compte X un message d’excuse :
« Je n’ai pas voulu offenser qui que ce soit. Je voulais faire une critique humaine et journalistique. J’admets que l’usage du terme ‘camp de concentration’ était inapproprié. J’en demande pardon. »
Mais pour beaucoup, le mal est fait. Car ce mot est sacré dans la conscience juive. Et ceux qui le brandissent à tort et à travers jouent avec la douleur de notre peuple pour des points de vue politiques à court terme.
Le mot de la rédaction : la ligne rouge a été franchie
Le devoir des journalistes est d’informer, pas de diaboliser l’État juif avec des comparaisons abjectes. Face à une guerre imposée par des assassins qui ont massacré, violé, kidnappé, Israël a le devoir de protéger sa population tout en préservant celle de Gaza.
Et si un journaliste israélien oublie la différence entre une action humanitaire et une chambre à gaz, alors c’est notre responsabilité de lui rappeler. Avec force.
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