🔴 « Les villes de missiles sont prêtes » : Khamenei relève l’alerte à un niveau supérieur à la guerre contre Israël

L’Iran traverse l’une des crises internes les plus graves depuis la révolution islamique de 1979. Selon un rapport du quotidien britannique The Telegraph, le guide suprême Ali Khamenei a ordonné une montée en alerte nationale à un niveau plus élevé encore que lors de la guerre de 12 jours contre Israël, sur fond de manifestations massives et de violences meurtrières à travers le pays. D’après des sources iraniennes citées par le journal, Khamenei a donné instruction directe aux Gardiens de la Révolution de réprimer les protestations, désormais perçues comme une menace existentielle pour la survie du régime.

Toujours selon ces sources, le dirigeant iranien n’envisage aucun départ de Téhéran, même dans l’hypothèse extrême où des bombardiers américains B-52 survoleraient la capitale. « Ce n’est pas dans son caractère », aurait affirmé un haut responsable iranien, précisant que Khamenei a placé son sort exclusivement entre les mains des Gardiens de la Révolution, qu’il juge beaucoup plus fiables que l’armée régulière ou la police, où des défections ont déjà été observées par le passé.

La même source indique que les « villes de missiles » souterraines, présentées par Téhéran comme un pilier de sa dissuasion stratégique, sont désormais en état d’alerte maximale afin de répondre à toute menace extérieure. Cette posture s’inscrit dans un climat de crainte croissante à Téhéran d’une frappe israélienne ou américaine, favorisée par l’instabilité interne et par les déclarations répétées du président américain Donald Trump, qui a menacé d’intervenir si les forces iraniennes continuaient de tuer des manifestants.

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Tirs à balles réelles, snipers et hôpitaux débordés

Sur le terrain, les témoignages font état d’une répression d’une brutalité extrême. Un militant de l’opposition, contacté par The Guardian via le service Internet satellitaire Starlink, a affirmé que des snipers ont été déployés dans plusieurs quartiers de Téhéran, notamment dans des zones résidentielles aisées. « Nous avons vu des centaines de corps », a-t-il déclaré, une affirmation que le journal britannique précise ne pas pouvoir vérifier de manière indépendante.

Malgré la coupure totale d’Internet depuis trois jours consécutifs, des informations continuent de filtrer. Un médecin d’un hôpital de Téhéran, interrogé par le magazine Time, affirme que plus de 200 personnes auraient été tuées dans la capitale seule, principalement par des tirs à balles réelles, certains à la mitrailleuse près de postes de police. La BBC rapporte de son côté que plusieurs hôpitaux de la ville sont « saturés », certains établissements manquant cruellement de chirurgiens pour traiter l’afflux de blessés, notamment des manifestants touchés aux yeux — une méthode déjà dénoncée lors de précédentes répressions.

Les organisations de défense des droits humains dressent un tableau tout aussi sombre. Le groupe norvégien Hengaw affirme que des membres des forces de sécurité auraient refusé d’ouvrir le feu sur les manifestants, et que certains auraient été arrêtés par les Gardiens de la Révolution. Human Rights Activists in Iran, basé aux États-Unis, évoque au moins 51 manifestants tués, plus de 2 300 arrestations et la mort d’une quinzaine de membres des forces de sécurité.

Une contestation qui vise désormais le régime lui-même

À l’origine déclenchées par la crise économique, l’inflation galopante et l’effondrement de la monnaie, les manifestations ont rapidement pris une tournure politique. Les slogans entendus dans les rues — « Mort au dictateur » ou encore « C’est la dernière bataille » — visent directement Khamenei et l’ensemble du régime. Des statues de figures du pouvoir, dont celle de Qassem Soleimani, ont été vandalisées, et le drapeau iranien d’avant 1979, frappé du lion et du soleil, a été brandi dans plusieurs villes.

Dans ce contexte, le prince héritier iranien en exil Reza Pahlavi s’est imposé comme l’une des voix les plus audibles de l’opposition extérieure. Dans plusieurs messages vidéo, il a appelé les Iraniens à ne pas quitter les rues et à se préparer à « prendre le contrôle des centres urbains ». Il a également exhorté à une grève économique, notamment dans les secteurs clés du pétrole et des transports, afin de paralyser le régime. Pahlavi affirme par ailleurs se préparer à « revenir bientôt » en Iran, bien que sa figure reste controversée au sein même de l’opposition.

Alors que le régime menace désormais ouvertement d’exécuter les manifestants qualifiés « d’ennemis de Dieu », et que les funérailles de membres des forces de sécurité sont diffusées à la télévision d’État, l’issue de cette confrontation demeure incertaine. En Israël comme ailleurs, les observateurs estiment toutefois que la possibilité d’un effondrement du régime n’a jamais été aussi tangible.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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