Alors que la tension atteint un niveau critique entre Washington et Téhéran, plusieurs développements simultanés viennent renforcer l’impression d’une accélération stratégique du côté iranien.
Retour d’Ali Larijani depuis les Émirats arabes unis
Selon des sources régionales, l’appareil transportant vraisemblablement Ali Larijani aurait décollé des Émirats arabes unis pour regagner l’Iran.
Figure centrale du régime, ancien président du Parlement iranien et conseiller influent du Guide suprême, Larijani joue souvent un rôle clé dans les canaux diplomatiques parallèles et les négociations sensibles.
Le timing de ce déplacement interpelle : il intervient alors que les États-Unis ont porté leur présence militaire régionale à un niveau inédit depuis plus de vingt ans.
Exercices simulant une attaque contre la base américaine d’Al-Dhafra
Les médias iraniens ont annoncé que des exercices militaires avaient été menés aujourd’hui, simulant une attaque contre la base américaine d’Al Dhafra Air Base.
Cette base stratégique située aux Émirats accueille des forces aériennes américaines et constitue un pivot essentiel du dispositif militaire américain dans le Golfe.
Un tel exercice n’est pas anodin :
- Il constitue un message dissuasif direct adressé à Washington.
- Il démontre une capacité de projection régionale.
- Il prépare le terrain à une riposte ciblée en cas de frappe américaine.
Activité suspecte sur le site nucléaire SPND
Des images satellites indiqueraient une reconstruction ou une reprise d’activité sur le site connu sous le nom de SPND, acronyme persan de l’Organisation pour la recherche et l’innovation défensive.
Le SPND avait été fondé par Mohsen Fakhrizadeh, considéré par Israël et les services occidentaux comme l’architecte du programme nucléaire militaire iranien. Il a été éliminé en 2020 lors d’une opération attribuée à Israël.
Le site SPND est soupçonné d’être impliqué dans la transformation de matériaux nucléaires à des fins militaires. Toute activité de reconstruction dans ce périmètre serait interprétée comme un signal extrêmement préoccupant.
Escalade calculée ou posture de négociation ?
Ces trois éléments – déplacement diplomatique, démonstration militaire, reprise d’activité sur un site sensible – traduisent soit :
- Une posture de pression maximale en amont d’un possible affrontement.
- Une stratégie de négociation agressive visant à obtenir des concessions.
- Une préparation concrète à un scénario de confrontation directe.
Dans ce contexte, la moindre erreur de calcul pourrait entraîner une réaction en chaîne impliquant non seulement les États-Unis et l’Iran, mais également Israël, le Hezbollah et d’autres acteurs régionaux.
La situation évolue d’heure en heure.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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