đŸ”ŽÂ« Probablement demain » : un correspondant militaire Ă©voque une possible frappe amĂ©ricaine contre l’Iran

L’hypothĂšse d’une frappe amĂ©ricaine contre l’Iran refait surface avec une intensitĂ© inhabituelle. Selon des dĂ©clarations publiques rĂ©centes de correspondants militaires israĂ©liens, les États-Unis seraient dĂ©sormais au terme de leurs prĂ©paratifs militaires dans la rĂ©gion, laissant ouverte la possibilitĂ© d’une action imminente, tout en maintenant une ambiguĂŻtĂ© stratĂ©gique sur la dĂ©cision finale.

S’exprimant sur les ondes de la radio 103FM, Avi Ashkenazi, correspondant militaire du quotidien Maariv, a affirmĂ© que l’armĂ©e amĂ©ricaine serait sur le point d’achever son dĂ©ploiement opĂ©rationnel au Moyen-Orient. Selon lui, Washington disposerait « probablement dĂšs demain » de l’ensemble des moyens militaires et logistiques nĂ©cessaires pour mener une action contre l’Iran, si une dĂ©cision politique Ă©tait prise en ce sens.

Cette dĂ©claration ne signifie pas qu’une attaque soit actĂ©e, mais qu’un seuil opĂ©rationnel critique aurait Ă©tĂ© franchi. Autrement dit, les États-Unis ne seraient plus freinĂ©s par des considĂ©rations techniques ou logistiques. Le seul Ă©lĂ©ment manquant resterait l’ordre politique explicite du prĂ©sident amĂ©ricain.

Au cƓur de cette Ă©quation figure Donald Trump, dont la posture vis-Ă -vis de l’Iran reste volontairement difficile Ă  dĂ©crypter. D’aprĂšs plusieurs sources israĂ©liennes citĂ©es dans les mĂ©dias, la question ne serait plus de savoir si une frappe aura lieu, mais quand. Cette lecture suppose une dĂ©termination de Washington Ă  neutraliser la capacitĂ© stratĂ©gique iranienne, tout en attendant une fenĂȘtre optimale, tant sur le plan militaire que diplomatique.

Selon ces mĂȘmes sources, la Maison Blanche chercherait Ă  maximiser l’effet de pression sur TĂ©hĂ©ran, soit pour forcer une concession majeure, soit pour lĂ©gitimer une action militaire aux yeux de l’opinion internationale. L’option militaire serait donc intĂ©grĂ©e dans une stratĂ©gie de coercition graduĂ©e, plutĂŽt qu’une dĂ©cision impulsive.

Cependant, cette analyse est loin de faire l’unanimitĂ© au sein de l’establishment sĂ©curitaire israĂ©lien. Une voix dissonante s’est fait entendre, celle du docteur Eyal Hulata, ancien chef du Conseil de sĂ©curitĂ© nationale israĂ©lien et ex-haut responsable du Mossad. Selon lui, les signaux actuels ne correspondent pas aux standards classiques d’une prĂ©paration de frappe stratĂ©gique.

À ses yeux, le bruit mĂ©diatique entourant une Ă©ventuelle attaque constitue en soi un indicateur nĂ©gatif. Une opĂ©ration militaire de grande envergure, notamment contre des infrastructures sensibles en Iran, nĂ©cessiterait un Ă©lĂ©ment de surprise tactique minimal, incompatible avec un dĂ©bat public aussi intense et constant. Le fait que responsables, analystes et mĂ©dias Ă©voquent ouvertement cette option suggĂ©rerait, selon lui, que la dĂ©cision n’a pas encore Ă©tĂ© prise.

Hulata estime Ă©galement que les États-Unis disposent d’un autre levier, potentiellement plus efficace Ă  court terme : la pression politique et Ă©conomique. Il souligne que le rĂ©gime iranien traverse actuellement une phase de faiblesse stratĂ©gique, marquĂ©e par des tensions internes, un isolement international accru et une vulnĂ©rabilitĂ© Ă©conomique persistante. Dans ce contexte, Washington pourrait chercher Ă  obtenir un rĂ©sultat sans recourir immĂ©diatement Ă  la force.

Selon cette lecture, l’objectif amĂ©ricain ne serait pas nĂ©cessairement une frappe, mais la dĂ©molition complĂšte du programme nuclĂ©aire iranien par la contrainte, incluant l’arrĂȘt total de l’enrichissement de l’uranium. Une reprise des nĂ©gociations, sous menace crĂ©dible d’une action militaire, resterait donc une option privilĂ©giĂ©e.

Cette divergence d’analyses reflĂšte une rĂ©alitĂ© plus large : l’incertitude stratĂ©gique domine actuellement le dossier iranien. Les prĂ©paratifs militaires amĂ©ricains peuvent ĂȘtre interprĂ©tĂ©s Ă  la fois comme une prĂ©paration rĂ©elle Ă  l’action et comme un outil de dissuasion avancĂ©e. Dans les deux cas, le message adressĂ© Ă  TĂ©hĂ©ran est clair : les États-Unis disposent dĂ©sormais de toutes les options.

Pour IsraĂ«l, cette situation est suivie avec une attention extrĂȘme. Une frappe amĂ©ricaine contre l’Iran aurait des consĂ©quences rĂ©gionales majeures, tant sur le plan militaire que diplomatique, avec un risque Ă©levĂ© d’escalade impliquant des acteurs indirects, du Hezbollah aux milices pro-iraniennes dans la rĂ©gion.

En l’absence d’annonce officielle de Washington, le flou demeure volontaire. Mais une chose est certaine : le facteur temps est dĂ©sormais central. Que l’issue soit militaire ou diplomatique, les prochaines heures et les prochains jours pourraient marquer un tournant dĂ©cisif dans le rapport de force entre les États-Unis et l’Iran.


RĂ©daction francophone Infos Israel News pour l’actualitĂ© israĂ©lienne
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