Une attaque au couteau survenue dans un établissement scolaire du nord-ouest de Londres est désormais examinée sous l’angle du terrorisme islamiste par les autorités britanniques. Un adolescent de 13 ans a grièvement blessé deux autres élèves, âgés de 13 et 12 ans, à l’intérieur même d’une salle de classe. Selon plusieurs témoignages relayés par la presse britannique, l’agresseur aurait crié « Allah Akbar » au moment des faits.
L’attaque s’est produite au sein de la Kingsbury High School, située dans l’arrondissement de Brent, à Londres. L’établissement accueille des élèves âgés de 11 à 18 ans. D’après les premiers éléments de l’enquête, le suspect aurait pénétré dans l’école, puis sorti un couteau en pleine classe avant de s’en prendre à ses victimes.
Le premier adolescent, âgé de 13 ans, aurait été poignardé au cou et dans le dos. Quelques secondes plus tard, un second élève de 12 ans aurait également été attaqué. Les deux victimes ont été transportées à l’hôpital et leur état est décrit comme grave. Les autorités n’ont pas communiqué davantage de détails médicaux, mais les blessures sont considérées comme sérieuses.
La police métropolitaine de Londres, la Metropolitan Police, a rapidement lancé une opération de recherche afin d’interpeller le suspect. Celui-ci a été arrêté à l’issue d’une traque, et placé en garde à vue. Les autorités ont confirmé que l’enquête était désormais dirigée par l’unité antiterroriste, compte tenu des éléments recueillis, notamment les propos qui auraient été prononcés durant l’attaque.
Selon des informations rapportées par le tabloïd britannique Daily Mail, le suspect ne serait pas élève de l’établissement. Cette donnée soulève des interrogations sur les conditions d’accès au site scolaire et sur les mesures de sécurité en vigueur. Comment un adolescent extérieur à l’école a-t-il pu entrer armé d’un couteau dans une salle de classe ? Cette question est désormais au cœur de l’enquête.
Des témoins décrivent une scène de panique. Le père d’un élève présent sur les lieux a expliqué que son fils avait vu l’agresseur poignarder un camarade au cou. « Les deux garçons étaient au sol. Les autres élèves ont d’abord cru qu’ils faisaient semblant d’être blessés, mais ils ne se relevaient pas. C’était horrible », a-t-il confié à la presse britannique.
L’attaque a provoqué une onde de choc dans le quartier de Brent, connu pour sa diversité culturelle et religieuse. Les autorités locales ont renforcé la présence policière aux abords de l’établissement et proposé un soutien psychologique aux élèves et au personnel éducatif. Les parents ont été invités à venir chercher leurs enfants dans le calme, sous la supervision des forces de l’ordre.
Le maire de Londres, Sadiq Khan, a réagi en déclarant : « Mes pensées vont aux familles, aux amis et à l’ensemble de la communauté de Brent à la suite de cette agression choquante. Une violence aussi terrible n’a pas sa place dans notre ville. » Il a également assuré que les autorités municipales collaboreraient pleinement avec la police pour faire toute la lumière sur les circonstances de l’attaque.
Le Royaume-Uni reste marqué par plusieurs attentats commis ces dernières années, notamment à Londres et à Manchester. Si toutes les attaques au couteau ne sont pas liées au terrorisme, le fait que l’enquête soit confiée à la section antiterroriste indique que les autorités prennent au sérieux l’hypothèse d’une motivation idéologique.
Les enquêteurs vont désormais examiner le parcours du suspect, ses éventuelles fréquentations, son activité en ligne et tout élément susceptible d’éclairer ses motivations. À ce stade, aucun détail officiel n’a été communiqué sur son environnement familial ni sur d’éventuels antécédents.
Cette agression remet en lumière les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les établissements scolaires dans les grandes métropoles européennes. Elle ravive également le débat sur la radicalisation des mineurs et sur la circulation d’idéologies extrémistes via les réseaux sociaux.
Alors que les deux victimes luttent pour se rétablir, la communauté éducative de Kingsbury High School tente de surmonter le choc. Les autorités britanniques promettent une enquête approfondie afin d’établir les responsabilités et de prévenir toute récidive.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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