🔮Cessez-le-feu Ă  midi : IsraĂ«l recule — mais Ă  quel prix ?

À 12h00 ce vendredi, l’accord de cessez-le-feu est entrĂ© en vigueur et Tsahal a commencĂ© Ă  se replier derriĂšre les lignes prĂ©vues. Dans les rues, certains retournent chez eux ; sur les routes, d’autres pleurent un soldat tombĂ© la veille. Entre la joie des otages rendus et la colĂšre des familles des victimes, IsraĂ«l bascule dans un lendemain mĂȘlĂ© de gratitude et d’amertume. (CBS News)

La mĂ©canique de l’accord s’est mise en marche : l’État a ordonnĂ© le retrait partiel des forces et la mise en place des lignes de prĂ©paration — un retrait qui, selon les termes convenus, doit ĂȘtre achevĂ© dans les vingt-quatre heures suivant l’entrĂ©e en vigueur du cessez-le-feu. Dans la pratique, cela signifie que des colonnes se replient, des checkpoints changent de position et des civils dĂ©placĂ©s envisagent le retour vers le nord de la bande. (WikipĂ©dia)

Sur le terrain cependant, la mise en Ɠuvre reste tendue. Des images et vidĂ©os montrent que des blindĂ©s avaient bloquĂ© la cĂŽte, notamment le long de la route Al-Rashid, empĂȘchant le dĂ©placement vers le nord — puis se sont retirĂ©s, ouvrant partiellement le passage et autorisant un mouvement limitĂ© de populations. Ces manƓuvres ont créé des scĂšnes de confusion : familles se prĂ©cipitant vers leurs maisons, Ă©quipes humanitaires tentant d’évaluer les dĂ©gĂąts, et unitĂ©s de l’armĂ©e procĂ©dant Ă  une remise en ordre mĂ©thodique. (Action News Jax)

La paix nĂ©gociĂ©e a un coĂ»t humain immĂ©diat. À Khan Younis, la rĂ©serve « Etzioni » (hativa 6) a commencĂ© Ă  quitter la zone et Ă  rentrer au pays — images de soldats fatiguĂ©s qui retrouvent leurs familles aprĂšs des semaines d’effort. Ce repli symbolise la fin d’une Ă©tape offensive, mais il survient au prix d’un sacrifice : la veille, un rĂ©serviste, le sergent-chef (m.) Michael Mordechai Nachmani, 26 ans, de Dimona, est tombĂ© au combat dans le nord de la bande. Son nom vient rappeler que la guerre continue de payer son tribut, mĂȘme au seuil d’une trĂȘve. (WikipĂ©dia)

La double rĂ©alitĂ© est brutale. D’un cĂŽtĂ©, des otages — des vies arrachĂ©es Ă  l’abĂźme — commencent Ă  revenir au pays, sous les yeux d’un peuple Ă©puisĂ©. De l’autre, l’État rend la libertĂ© Ă  certains dĂ©tenus et accepte un retrait partiel, ce qui alimente la colĂšre de nombreuses familles de victimes qui voient, une fois encore, des auteurs d’attentats potentiellement regagner la rue. Ce dilemme — humanitaire d’un cĂŽtĂ©, sĂ©curitaire de l’autre — structure le dĂ©bat national. (CBS News)

Les autoritĂ©s insistent : la trĂȘve a Ă©tĂ© nĂ©gociĂ©e pour sauver des vies et rapatrier les captifs, et des mĂ©canismes internationaux (États-tiers, centres de contrĂŽle) accompagneront la mise en Ɠuvre. Les alliĂ©s impliquĂ©s surveilleront l’application des engagements ; Tsahal restera en posture dĂ©fensive selon les lignes convenues et se rĂ©serve le droit d’agir contre toute violation. Mais sur le terrain, la confiance est fragile et la nĂ©cessitĂ© d’une vigilance soutenue n’a jamais Ă©tĂ© aussi claire. (WikipĂ©dia)

Politiquement, l’accord sera jugĂ© selon deux critĂšres contradictoires : le nombre d’otages revenus vivants et la soliditĂ© de la dissuasion israĂ©lienne Ă  moyen terme. Les partisans de la ligne ferme rappellent que c’est la pression militaire qui a permis ce rĂ©sultat et que l’on ne doit pas cĂ©der sur la reconstruction de l’effort stratĂ©gique. Les partisans d’une pause humanitaire insistent, eux, sur la prioritĂ© des vies humaines et sur la nĂ©cessitĂ© de profiter de l’accalmie pour acheminer aide et secours. Entre ces deux impĂ©ratifs, le pays doit dĂ©sormais construire une stratĂ©gie claire. (CBS News)

Enfin, le prix payĂ© hier pour la sĂ©curitĂ© d’aujourd’hui — la tombe d’un jeune rĂ©serviste, les visages des familles en deuil, la joie teintĂ©e de larmes aux retrouvailles — impose une exigence simple et implacable : l’État doit transformer ce rĂ©pit en force politique et opĂ©rationnelle durable. Transparence sur les listes, accompagnement des familles des victimes et dispositifs de surveillance des libĂ©rĂ©s sont des mesures minimales pour que la trĂȘve ne soit pas l’amorce d’un nouveau cycle de violences.

IsraĂ«l entre dans ce nouvel Ă©tat de fait avec le cƓur lourd et la dĂ©termination intacte : protĂ©ger ses citoyens et honorer ceux qui ont donnĂ© leur vie restent la boussole.


RĂ©daction francophone Infos Israel News pour l’actualitĂ© israĂ©lienne
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