Une jeune fille de 15 ans a Ă©tĂ© agressĂ©e Ă l’intĂ©rieur de son Ă©cole juive près de Paris par trois individus qui l’ont affrontĂ©e Ă l’extĂ©rieur de l’Ă©tablissement et l’ont ensuite poursuivie dans sa cour, a rapportĂ© un quotidien français.
L’incident, qui pourrait ĂŞtre antisĂ©mite ou non, a eu lieu la semaine dernière Ă l’Ă©cole Ozar-Hatorah Ă Sarcelles, a rapporté mercredi Le Parisien . La victime ne connaissait pas les trois individus, qui semblaient ĂŞtre des adolescents, qui ont menacĂ© de « se fendre les yeux et de tirer les cheveux » , a-t-elle dit Ă la police.
La jeune fille est retournĂ©e Ă l’Ă©cole pour sa sĂ©curitĂ©, mais les trois adolescents qui l’ont affrontĂ©e l’ont suivie, l’ont coincĂ©e et lui ont donnĂ© des coups sur le corps. Deux d’entre eux ont tirĂ© sur ses cheveux tandis qu’un troisième a filmĂ© l’incident sur un tĂ©lĂ©phone portable, selon le rapport. La violence a continuĂ© pendant plusieurs minutes malgrĂ© la prĂ©sence sur le campus d’un agent de sĂ©curitĂ©, selon le rapport. Un enseignant a finalement mis un terme Ă cela.
Le 7 juin, la mère et la fille ont portĂ© plainte pour voies de fait Ă la police. Le parquet local a dĂ©clarĂ© au journal Le Parisien: « Le caractère antisĂ©mite prĂ©sumĂ© de l’incident n’a pas Ă©tĂ© Ă©tabli dans certaines conditions Ă ce stade de l’enquĂŞte ».
La police travaille pour identifier les auteurs prĂ©sumĂ©s, en utilisant Ă©galement des images de la camĂ©ra de sĂ©curitĂ© de l’incident. Le rapport ne dit pas si les suspects sont des hommes ou des femmes.
Alors que dans les annĂ©es 1990, la majoritĂ© des enfants juifs frĂ©quentaient les Ă©coles publiques en France, seulement un tiers d’entre eux le font aujourd’hui, selon Mr Kalifat, chef des communautĂ©s juives françaises du CRIF. Des milliers de personnes ont quittĂ© le système Ă©ducatif public Ă cause de l’antisĂ©mitisme, a-t-il dit.
« L’identification des suspects des faits est en cours. Les enquêteurs disposent notamment des images de vidéosurveillance de l’école. La direction de l’établissement n’a pas répondu à nos sollicitations. » selon le Parisien.





