Le président des États-Unis Donald Trump a durci cette nuit son discours face à Téhéran, affirmant que Washington étudie des « options très fortes » contre l’Iran, alors que les manifestations contre le régime se poursuivent et s’intensifient. « Je reçois des mises à jour sur l’Iran chaque heure », a-t-il déclaré à des journalistes à bord d’Air Force One, en route de la Floride vers Washington. Le message adressé à la République islamique est sans ambiguïté : « S’ils attaquent des bases américaines, nous répondrons par une force qu’ils n’ont jamais vue. Ils n’y croiront pas. »
Selon Trump, l’Iran aurait approché les États-Unis la veille pour proposer l’ouverture de négociations autour d’un nouvel accord nucléaire. Sans exclure totalement une rencontre, le président américain a néanmoins averti : « Il se peut que nous devions agir avant. » Il a également confirmé être en contact avec des figures de l’opposition iranienne, dans un contexte où Washington évalue plusieurs scénarios, militaires et non militaires.
Téhéran se dit « prêt au dialogue comme à la guerre »
Du côté iranien, le ton est tout aussi ferme. Le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé que les troubles actuels ne relèvent pas de simples manifestations mais d’une « guerre terroriste contre l’État ». Selon lui, des manifestants auraient incendié 53 mosquées et endommagé plus de dix ambulances et autobus. Il a assuré que l’Iran est « prêt au dialogue comme à la guerre », tout en accusant les États-Unis et Israël d’ingérence directe dans les événements. Les autorités iraniennes maintiennent que la situation est « sous contrôle total », malgré les images et témoignages évoquant une répression massive.
Réunions de crise à Washington, signaux d’escalade
D’après un rapport de Reuters, Donald Trump doit tenir dès mardi une réunion stratégique avec ses principaux conseillers afin d’examiner les options de frappe. Dans un message publié sur le réseau X, la Maison-Blanche a alimenté les spéculations en écrivant : « Nous avons trois choses à dire : que Dieu bénisse nos soldats, que Dieu bénisse l’Amérique, et nous ne faisons que commencer. »
Les analystes soulignent que l’éventail des actions envisagées ne se limite pas à des bombardements : cyber-attaques, opérations technologiques pour rétablir l’accès à Internet en Iran, ou pressions indirectes pourraient également être utilisées pour soutenir les manifestants et accroître la pression sur le régime.
L’appel de Reza Pahlavi à une « insurrection nationale »
Dans ce climat explosif, le prince héritier iranien en exil Reza Pahlavi a appelé les manifestants à passer à une nouvelle phase de mobilisation. « Une aide internationale arrivera bientôt. Le régime a subi des coups sévères, il ne faut pas lui laisser le temps de respirer », a-t-il écrit sur X, affirmant que « la liberté de l’Iran est à portée de main ».
Pahlavi a évoqué une transition de la protestation civile vers une « insurrection nationale pour reconquérir l’Iran », appelant à occuper les grandes artères, à cibler les institutions de propagande et les structures responsables des coupures de communication. Il a également exhorté les forces de sécurité iraniennes à rejoindre le peuple, sous peine d’être considérées comme complices de la répression. À l’étranger, il a encouragé la diaspora iranienne à prendre le contrôle des ambassades et consulats iraniens et à remplacer les symboles de la République islamique par le drapeau national.
Des bilans humains qui continuent d’augmenter
En Israël, les autorités suivent de près l’évolution de la situation et procèdent à des évaluations quotidiennes. L’estimation dominante est que les chiffres officiels des victimes sont largement sous-évalués. L’organisation HRANA fait état d’au moins 538 morts et de plus de 10 670 arrestations, tandis que certains médias d’opposition évoquent plus de 2 000 morts en seulement 48 heures.
Parallèlement, des sources régionales estiment que l’armée israélienne a relevé son niveau d’alerte et renforcé ses systèmes de défense aérienne, anticipant une possible riposte iranienne en cas d’action américaine. Dans les capitales occidentales, l’hypothèse d’une intervention imminente des États-Unis gagne du terrain, alors que la répression s’intensifie et que le bras de fer entre Washington et Téhéran semble entrer dans une phase décisive.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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