Ă€ partir de mars 2020, les chĂ´meurs ne sont plus tenus de s’inscrire Ă Lishkat Taasuka. Le service de l’emploi contacte les chĂ´meurs enregistrĂ©s par e-mail. Le journal Calkalist publie aujourd’hui des informations selon lesquelles environ 200 000 chĂ´meurs ont recu des courriels du service de l’emploi, et continuent de percevoir des prestations.
C’est un quart ou un tiers du nombre total de chĂ´meurs, pour lesquels le TrĂ©sor dĂ©pense environ 2,5 milliards de shekels chaque mois.
Avec 556 000 chĂ´meurs enregistrĂ©s dans le pays, il y a environ 60 000 emplois vacants. Malheureusement beaucoup se cachent du service de l’emploi pour recevoir des prestations et gagner de l’argent supplĂ©mentaire «au noir». Ce n’est pas seulement l’Institut national d’assurance qui est frappĂ© – ces gens ne paient ni impĂ´ts sur le revenu, ni taxe santĂ©.
Autre chiffre surprenant : le Bituach Leumi a constatĂ© que depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie, environ 50 millions de shekels d’argent public ont Ă©tĂ© versĂ©s Ă 2 600 IsraĂ©liens Ă l’Ă©tranger. Les gens se sont rendu compte que dans tous les cas l’Etat payait, mĂŞme si ils ont dĂ©cidĂ© de prendre des vacances Ă l’Ă©tranger.
Tout cela corrompt les gens qui s’habituent aux «cadeaux» et il ne sera pas facile de les rĂ©intĂ©grer sur le marchĂ© du travail. La politique n’a commencĂ© Ă changer qu’en novembre, lorsque le dĂ©partement du TrĂ©sor a proposĂ© de maintenir temporairement les allocations de chĂ´mage en cas d’emploi Ă temps partiel.
Les dĂ©tracteurs de la stratĂ©gie adoptĂ©e par le TrĂ©sor depuis le dĂ©but de la crise citent le modèle europĂ©en, selon lequel les bĂ©nĂ©fices sont transfĂ©rĂ©s Ă l’employeur au lieu d’un transfert direct aux travailleurs.





