Campagne de soutien étonnante en Arabie Saoudite pour la normalisation avec Israël

 

D’ Albawaba :

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Les «Saudites assurent la naturalisation» avec IsraĂ«l : le hashtag surprenant qui fait tendance sur Twitter dans l’Ă©tat du Golfe au cours des derniers jours.

L’Arabie saoudite n’a actuellement aucune relation diplomatique avec IsraĂ«l, qu’elle ne reconnaĂ®t pas, et le sentiment anti-israĂ©lien a gĂ©nĂ©ralement Ă©tĂ© rĂ©pandu dans le royaume.

Pourtant, et plutĂ´t inattendu, certains ont utilisĂ© le hashtag pour exprimer leur soutien au dialogue et Ă  l’Ă©tablissement de liens diplomatiques entre les deux États du Moyen-Orient. [Par exemple]

Il n’y a pas de honte dans la paix, le dialogue et l’accord. À la fin, c’est ce que tous les peuples et toutes les nations veulent et c’est le meilleur choix pour tous.

Ils l’ont fait malgrĂ© les critiques de la politique du gouvernement dans l’État du Golfe risquant de lourdes peines d’emprisonnement. C’est en soi un indice du changement des attitudes Ă  l’Ă©gard d’IsraĂ«l en Arabie Saoudite, oĂą il existe des preuves suggĂ©rant un changement potentiel dans la politique gouvernementale visn-Ă -vis de Tel Aviv.

Le hashtag n’Ă©tait pas si populaire, mais le changement radical sous-jacent dans les attitudes saoudiennes envers IsraĂ«l est Ă©vident.

John R. Bradley a écrit dans The Spectator que le voyage de Trump au Moyen-Orient avait souligné sa «défense» dans une «nouvelle réalité géopolitique».
Dans cette nouvelle rĂ©alitĂ©, Bradley a suggĂ©rĂ©, que la politique saoudienne pourrait ĂŞtre recentrĂ©e pour considĂ©rer «l’Iran, et non IsraĂ«l [comme son] ennemi rĂ©gional».
Ses preuves? Il souligne l’interview d’Israeli Channel 2 au dĂ©but de ce mois-lĂ  avec un analyste politique saoudien Ă  Jeddah, concernant une approbation tacite et saoudienne.
Bradley va plus loin, dĂ©crivant l’interview comme « la salve d’ouverture d’une campagne de propagande orchestrĂ©e et pro-israĂ©lienne».
Cette «campagne», selon Bradley, a jusqu’ici Ă©tĂ© tĂ©moin de la publication d’une colonne «sans prĂ©cĂ©dent» dans le quotidien saoudien surveillĂ© par le gouvernement qui a suggĂ©rĂ© que «les Arabes n’avaient aucune raison de «diaboliser injustement» IsraĂ«l.
Par Ailleurs, The Wall Street Journal a également signalé un accord secret saoudien et israélien pour soutenir les rebelles syriens, alors que The Times a suggéré que les deux pays se livrent à des discussions sur des liens économiques potentiels, une revendication refusée par Riyadh.

L’Iran et ses alliĂ©s sont très inquiets Ă  ce sujet. Al Manar , un journal du Hezbollah, cette semaine a dĂ©nigrĂ© l’Arabie saoudite en soulignant que l’un de leurs Grands Muftis , interrogĂ© sur la question de savoir si les Arabes sont autorisĂ©s Ă  faire la paix avec IsraĂ«l dans les annĂ©es 1990, a Ă©mis une fatwa et si cela profiterait au pays arabe. (Et si les Juifs sont trop puissants pour ĂŞtre vaincus militairement.)

L’Iran tente de sauver la face en disant que les Saoudiens ont Ă©tĂ© pro-israĂ©liens pendant des dĂ©cennies et qu’il n’y a rien de nouveau dans leur position sioniste, autrement dit que les politiques iraniennes ne serait pas la raison de l’adoucissement saoudien et de son attitude envers IsraĂ«l…