Ateret Cohanim, dont la mission est d’Ă©largir la propriĂ©tĂ© juive Ă l’est de JĂ©rusalem, a cĂ©lĂ©brĂ© une victoire cruciale ce dimanche, la veille du 9 av, alors que le tribunal de district de JĂ©rusalem a approuvĂ© l’achat de baux de 99 ans sur trois bâtiments du patriarcat grec de JĂ©rusalem. Deux des bâtiments, les hĂ´tels Petra et Imperial, sont situĂ©s près de la porte de Jaffa, et les experts disent que leur achat faciliterait une expansion accrue pour l’association dans la vieille ville, a rapportĂ© Ma’ariv.
FondĂ© en 1978, Ateret Cohanim (hĂ©breu: Couronne des prĂŞtres), qui exploite une yeshiva du mĂŞme nom dans le quartier musulman de la vieille ville, continue la mission sioniste traditionnelle de racheter les terres afin d’Ă©tablir une majoritĂ© juive dans l’Ancienne Ville et les quartiers de la JĂ©rusalem orientale.
En 2005, après l’exposition de la vente, l’Église grecque a explosĂ© avec des protestations qui ont abouti Ă l’enlèvement d’Irenaios, Patriarche de la Ville sainte de JĂ©rusalem et de toute la Palestine, la Syrie, au-delĂ du Jourdain, Cana de GalilĂ©e et Sion . Irenaios, qui a Ă©tĂ© remplacĂ© par ThĂ©ophile III, a rejetĂ© la dĂ©cision et s’est enfermĂ© dans le bâtiment du patriarcat de JĂ©rusalem.
Theophilus III, en attendant, a poursuivi le procès contre Ateret Cohanim, arguant que le groupe avait profitĂ© de la corruption dans le patriarcat pour avoir les bâtiments. La cour a rejetĂ© dimanche les revendications de l’Église et a approuvĂ© les transactions.
Ateret Cohanim, travaillant auprès de sociétés immobilières étrangères, a acheté les baux de 99 ans sur les trois bâtiments en 2004.
L’hĂ´tel Petra est un bâtiment de quatre Ă©tages près de la porte de Jaffa; L’Imperial Hotel est un grand bâtiment Ă deux Ă©tages Ă cĂ´tĂ©, et le troisième achat, sur la rue Muzamiya dans le quartier musulman, est un bâtiment rĂ©sidentiel avec une famille arabe, Ă©galement dans le quartier musulman. Les deux gestionnaires de l’hĂ´tel et la famille arabe sont des locataires protĂ©gĂ©s, selon Ma’ariv, et Ateret Cohanim va maintenant suivre des procĂ©dures d’Ă©vacuation, d’autant plus que les vieux rĂ©dempteurs des terres sionistes tels que Yehoshua Hankin avait Ă©tĂ© poursuivi par les tribunaux ottomans qui ont retirĂ© les agriculteurs de Rehovot, Haders et la vallĂ©e de Jezreel.
Le patriarcat a affirmĂ© que leur directeur financier, un Nicolas Papadimas, Ă©tait corrompu et a pris un pot-de-vin dans l’accord avec le groupe juif. Ils ont soulignĂ© les nouvelles richesses soudaines de Papadimas et le fait qu’il a fui le pays peu de temps après la signature, après quoi il s’est impliquĂ© dans des complications criminelles.
Le patriarcat a Ă©galement soutenu que Ateret Cohanim qui a payĂ© le prix pour les baux Ă©tait sommairement faible: 500 000 $ pour Petra Hotel; 1,25 million de dollars pour l’hĂ´tel Imperial et seulement 55 000 $ pour le bâtiment rĂ©sidentiel dans le quartier musulman. Mais le juge a acceptĂ© le contre-argument du groupe juif selon lequel ces prix Ă©taient raisonnables, Ă©tant donnĂ© que les bâtiments avaient des locataires protĂ©gĂ©s.
Le juge a soulignĂ© que l’Église n’avait pas niĂ© les autres transactions foncières rĂ©alisĂ©es par Papadimas et Irenaios. En conclusion, elle a Ă©crit que le Patriarcat et le Patriarche «n’ont pas respectĂ© les preuves factuelles suffisantes que ce sont des transactions qui ont Ă©tĂ© fondĂ©es sur des pots-de-vin, ni qu’il y a eu un dĂ©faut dans les transactions».
L’Église grecque a publiĂ© une dĂ©claration condamnant la dĂ©cision de la cour et citant le Patriarche Theophilus III qui a promis de consacrer tous les moyens juridiques et financiers Ă son pouvoir pour rĂ©voquer les transactions. Par ailleurs, selon Ma’ariv, Theophilus est actuellement sĂ©vèrement critiquĂ© au sein de l’Église, sur les terres louĂ©es et clandestines appartenant Ă l’Église dans les quartiers prestigieux de JĂ©rusalem occidentale, notamment la Rehavia.




