Le sculpteur japonais Kaysuki Ayesu, qui a créé l’image « Momo » qui effraie les enfants du monde sur YouTube et Ă travers le net, informe le journal britannique The Sun : « La statue n’existe plus. Il n’existe plus et la malĂ©diction qui l’entoure a Ă©tĂ© supprimĂ©e. «Â
Selon l’artiste, qui se dit tourmentĂ© par la projection qu’il a faite dans le monde entier, la sculpture « n’a jamais Ă©tĂ© conçue pour tenir aussi longtemps ». Il a poursuivi : « D’une part, je suis sensible aux personnes qui ont rendu mon travail si cĂ©lèbre et, d’autre part, elles ont causĂ© beaucoup de souffrances. Les enfants ont Ă©tĂ© influencĂ©s par mon travail et je me sens responsable. Je suis bouleversĂ©, mais je ne le contrĂ´le pas. »
La source de la figure monstrueuse est une statue qu’il a créée en 2016 pour l’exposition sur les fantĂ´mes, mais depuis lors, l’image de la sculpture est liĂ©e au « dĂ©fi au suicide » Momo, qui pousse les enfants Ă s’auto-mutiler et suscite l’inquiĂ©tude des parents. Depuis la publication du jeu sur YouTube, des rumeurs circulent selon lesquelles le suicide d’enfants dans le monde fait de plus en plus de victimes.
Derrière le jeu, il y a des adultes sadiques qui aiment diriger les enfants vers l’automutilation et le suicide, ainsi que des menaces que leur « momo » assassine leurs parents. Les enquĂŞtes policières ont rĂ©vĂ©lĂ© la correspondance entre les enfants sur Whatsapp et le personnage « Momo ». Au dĂ©but de la relation, les enfants reçoivent des images et des films horribles et violents ainsi que des menaces telles que : « C’est le destin de ceux qui ne respecteront pas les règles du jeu ». Ensuite, les enfants sont invitĂ©s Ă entrer un lien exposant un pĂ©riphĂ©rique sans fil Ă une faille de sĂ©curitĂ© et permettre aux attaquants de rendre le jeu plus personnel et de crĂ©er une menace rĂ©elle et tangible pour les enfants.
En IsraĂ«l, le ministre de la SĂ©curitĂ© publique, Gilad Erdan, a demandĂ© d’agir pour faire face Ă ce danger depuis un an et demi afin de promulguer une loi contre Momo :
« Nous nous fĂ©licitons de la destruction de la poupĂ©e dangereuse, qui symbolisait une grande douleur, et sommes heureux que le crĂ©ateur comprenne son impact nĂ©gatif et destructeur sur les enfants et les jeunes et a choisi d’agir en consĂ©quence. Nous condamnons le dĂ©fi et espĂ©rons que la destruction de la marionnette mettra fin Ă ce dĂ©fi dangereux. »
« MalgrĂ© la destruction du personnage, les parents doivent continuer Ă surveiller le comportement de leurs enfants pour tenter de localiser le dĂ©fi de leurs enfants », a poursuivi Erdan. « Selon les attentes, la dĂ©molition de la poupĂ©e et l’inondation du discours public entraĂ®neront une surveillance et un contrĂ´le de l’environnement, des parents et des amis et permettront d’Ă©viter le prochain suicide. »
Cependant, des reportages rĂ©cents dans le monde entier soulignent qu’il n’y a presque aucune preuve qu’il y a eu des suicides Ă la suite de ce jeu horrible.







