En IsraĂ«l, le nombre de personnes vivant avec le VIH continue de croĂ®tre pour la deuxième annĂ©e consĂ©cutive. Le 16 juillet, le Centre de diagnostic du VIH du ministère de la SantĂ© israĂ©lien a signalĂ© qu’en 2014, 425 nouveaux cas de syndrome d’immunodĂ©ficience acquise (SIDA) avaient Ă©tĂ© diagnostiquĂ©s dans le pays. C’est presque 5% de plus qu’en 2017 (405 cas).
La croissance n’est pas très importante, mais la tendance est alarmante : si en 2013-2016. le nombre de nouvelles personnes infectĂ©es par le VIH a diminuĂ© et, depuis 2017, il a commencĂ© Ă augmenter. Les donnĂ©es pour l’annĂ©e en cours ne seront publiĂ©es qu’en dĂ©cembre.
De nombreux experts disent que le succès du traitement du SIDA (les gens n’ont pas appris à détruire le virus, mais ont réussi à renforcer le système immunitaire, transformant le SIDA en une maladie chronique commune) a privé les gens de la peur de cette maladie, bien qu’il ait été comparé à la peste il y a 30 ans.
Selon le ministère de la SantĂ©, les femmes Ă©taient particulièrement «dĂ©tendues» : l’annĂ©e dernière, le nombre de nouvelles personnes infectĂ©es a augmentĂ© de près de 25% dans la «belle moitié» de la population israĂ©lienne (147 contre 115 en 2017). Mais le nombre de nouveaux malades parmi les hommes homosexuels (plus souvent dans le passĂ© que d’autres atteints du sida) est passĂ© de 148 Ă 123.
Parmi les hommes d’orientation traditionnelle, le nombre de personnes infectĂ©es en 2018 Ă©tait Ă©galement lĂ©gèrement infĂ©rieur Ă celui de 2017 – 283 contre 289.
Attention : la proportion d’immigrants originaires des pays de l’ex-URSS est disproportionnellement Ă©levĂ©e parmi ceux qui ont attrapĂ© le sida l’annĂ©e dernière – 38% ou 161 personnes.
Le département des diagnostics a enregistré 117 «sabras» (28%), 61 d’Afrique, 15 d’Asie, 14 d’Amérique du Nord et 11 d’Europe de l’Ouest.






