Un conflit important entre la communautĂ© juive de France et la plus grande organisation de francs-maçons du pays a Ă©tĂ© Ă©vitĂ© après le retrait d’une proposition de rĂ©solution de la confĂ©rence attaquant le CRIF, l’organe de reprĂ©sentation juif français.Â
Une dĂ©claration signĂ©e par le Grand MaĂ®tre Jean-Philippe Hubsch de l’ordre maçonnique du Grand Orient de France a dĂ©clarĂ©: « Non, les francs-maçons ne sont pas antisĂ©mites, tout comme ils ne sont ni racistes ni xĂ©nophobes. »
La rĂ©solution controversĂ©e devait ĂŞtre dĂ©battue lors de la confĂ©rence annuelle du Grand Orient Ă Rouen . Le texte prĂ©conisait le boycott de tous les Ă©vĂ©nements parrainĂ©s par le CRIF, fĂ©licitant l’organisation communautaire juive de soutenir l’État d’IsraĂ«l et de s’identifier Ă la « politique de l’extrĂŞme droite religieuse » responsable d’empiĂ©tement sur les «territoires palestiniens» en Cisjordanie.Â
La rĂ©solution a Ă©tĂ© rendue publique après que des membres de l’ordre du Grand Orient, composĂ© de 53 000 personnes, aient alertĂ© le CRIF sur son contenu. Le prĂ©sident du CRIF, Francis Kalifat, a dĂ©clarĂ© mardi au journal Le Figaro qu’il avait Ă©tĂ© « surpris et irrité » par la rĂ©solution.
Kalifat a dĂ©clarĂ© qu’il avait rapidement rejoint Hubsch. «Il Ă©tait aussi dĂ©vastĂ© que moi», a dĂ©clarĂ© le dirigeant juif français.





