En raison d’une dĂ©cision de justice israĂ©lienne, les banques de l’AutoritĂ© palestinienne clĂ´turent les comptes des prisonniers de sĂ©curitĂ© liĂ©s au terrorisme et ayant tuĂ© des familles juives.
Suite Ă cette dĂ©cision, des manifestations et des attaques ont eu lieu ces derniers jours contre ces mĂŞmes banques au sein de l’AutoritĂ© Palestinienne.
Les banques palestiniennes craignent des poursuites et des sanctions. Vendredi soir, Ă JĂ©nine, des personnes anonymes ont attaquĂ© la succursale du Caire-Amman Bank et l’une des succursales a Ă©tĂ© dĂ©truite, et Ă Ramallah, des pancartes ont Ă©tĂ© affichĂ©es sur une autre succursale de la mĂŞme banque les suppliant de ne pas appliquer cette dĂ©cision, qui est « un signal et un soutien de la politique terroriste israĂ©lienne » selon eux. De plus, selon un rapport non officiel, un cocktail Molotov a Ă©tĂ© lancĂ© sur une autre succursale bancaire Ă BethlĂ©em.
Au cours des deux prochains jours, un amendement Ă l’ordonnance concernant les dispositions en matière de sĂ©curitĂ© en JudĂ©e-Samarie, qui exposerait les banques opĂ©rant au sein de l’AutoritĂ© palestinienne Ă des peines de prison et d’amendes, devrait entrer en vigueur. C’est le cas s’ils continuent d’autoriser les opĂ©rations bancaires des prisonniers de sĂ©curitĂ© emprisonnĂ©s en IsraĂ«l et libĂ©rĂ©s. Dans cette guerre Ă©conomique, le ministère de la DĂ©fense (Bennett) envisage de publier Ă l’avenir une liste des banques de l’AutoritĂ© palestinienne, oĂą les comptes des prisonniers de sĂ©curitĂ© sont tenus.
Des sources au sein de l’AutoritĂ© palestinienne ont rapportĂ© ici que Ramallah n’avait pas pris au sĂ©rieux l’amendement Ă l’ordre adoptĂ© il y a trois mois par le commandant du Commandement central, le gĂ©nĂ©ral Nadav Padan. Ă€ l’Ă©poque, les ordres ont Ă©tĂ© transmis du système de sĂ©curitĂ© Ă Hussein a-Sheikh, qui est responsable des relations avec IsraĂ«l.
Cependant, il y a environ une semaine et demie, le service juridique de l’Institut de recherche israĂ©lien a envoyĂ© des lettres d’avertissement « aux mĂ©dias palestiniens » aux dirigeants des banques opĂ©rant dans l’AutoritĂ© palestinienne. Selon les lettres, les banques et leurs employĂ©s deviendront partenaires dans l’infraction conformĂ©ment Ă la modification de l’ordonnance s’ils continuent Ă servir d’hostels pour les comptes bancaires des terroristes emprisonnĂ©s en IsraĂ«l.
En consĂ©quence, les banques opĂ©rant dans l’AutoritĂ© palestinienne, tant palestiniennes qu’arabes, ont commencĂ© Ă prendre une sĂ©rie de mesures. Certaines d’entre elles ont dĂ©jĂ informĂ© leurs clients qu’ils devaient retirer de leurs comptes les fonds dĂ©posĂ©s pour les dĂ©tenus avant de fermer les comptes. Certaines banques ont en fait fermĂ© les comptes et, en partie, l’activitĂ© sur le compte a Ă©tĂ© gelĂ©e et les distributeurs automatiques de billets qui leur sont associĂ©s ont Ă©tĂ© annulĂ©s.
Des responsables de l’AutoritĂ© palestinienne ont dĂ©clarĂ© Ă la presse que toutes les banques sans exception les ont informĂ©es qu’Ă partir du mois prochain, elles ne pourront plus dĂ©poser les fonds que l’AutoritĂ© palestinienne transfĂ©rera sur les comptes des prisonniers. Des responsables palestiniens ont Ă©galement dĂ©clarĂ© qu’environ 12 000 prisonniers de sĂ©curitĂ© et prisonniers libĂ©rĂ©s recevaient un salaire mensuel de l’AutoritĂ© palestinienne.
Les responsables de l’AutoritĂ© palestinienne ont dĂ©clarĂ© aux nouvelles ici en rĂ©ponse Ă cette dĂ©cision : « C’est un gros problème pour nous et pour les prisonniers. Si ce n’Ă©tait pas le Ramadan et le Corona maintenant – les gens seraient dans la rue.






