Le Conseil europĂ©en a condamnĂ© l’antisĂ©mitisme vendredi et s’est fĂ©licitĂ© de l’adoption par le Conseil de l’Union europĂ©enne d’une dĂ©claration faisant de la lutte contre l’antisĂ©mitisme une question transversale dans tous les domaines politiques.
«Le Conseil europĂ©en condamne toutes les formes d’attaques contre les libertĂ©s d’expression et de religion ou de conviction, y compris l’antisĂ©mitisme, le racisme et la xĂ©nophobie, et souligne l’importance de lutter contre l’incitation Ă la haine et Ă la violence, ainsi que contre l’intolĂ©rance », lit-on dans le rĂ©sumĂ© de la rĂ©union au cours de laquelle la phrase a Ă©tĂ© prononcĂ©e.
Le Conseil, organe lĂ©gislatif clĂ© de l’UE, a adoptĂ© une dĂ©claration le 2 dĂ©cembre exprimant sa prĂ©occupation face Ă la prĂ©valence de l’antisĂ©mitisme en Europe et appelant les États membres Ă adopter une sĂ©rie de politiques pour lutter contre ce phĂ©nomène.
La dĂ©claration du Conseil, qui inclut les ministres des 27 États membres de l’UE, a dĂ©clarĂ© qu’il est de « notre responsabilitĂ© permanente et partagĂ©e de protĂ©ger et de soutenir activement la vie juive », tout en notant que « l’antisĂ©mitisme sous toutes ses formes il est de plus en plus frĂ©quent en Europe ».
«La montĂ©e des menaces contre les Juifs en Europe, y compris la rĂ©surgence des mythes du complot, les expressions publiques d’antisĂ©mitisme – en particulier dans le contexte de la pandĂ©mie COVID-19 – et la montĂ©e des incidents antisĂ©mites et des crimes motivĂ©s Ă cause de la haine, il est très prĂ©occupant », a ajoutĂ© le communiquĂ©.
La dĂ©claration a Ă©galement appelĂ© Ă ce que la dĂ©finition de travail de l’antisĂ©mitisme de l’Alliance internationale pour la mĂ©moire de l’Holocauste soit utilisĂ©e pour aider les gouvernements et les ONG Ă rĂ©pondre systĂ©matiquement Ă l’antisĂ©mitisme Ă travers le continent, tout en notant que la dĂ©finition de l’IHRA n’Ă©tait pas juridiquement contraignant.
Le Congrès juif mondial a applaudi cette dĂ©claration et le prĂ©sident du CJM, Ronald S. Lauder, l’a qualifiĂ©e de « pas important pour faire de l’Europe un meilleur endroit pour les juifs ».
Le congrès a notĂ© que cette dĂ©marche avait Ă©tĂ© franchie sous la prĂ©sidence allemande du conseil, expliquant qu’elle Ă©tait significative en partie parce que les ministres qui composent le Conseil europĂ©en ont le pouvoir «d’engager leurs gouvernements dans des actions convenues par le conseil».
« L’Europe est confrontĂ©e Ă un problème d’antisĂ©mitisme grave et effrayant, et il est temps que l’Union europĂ©enne, ses États membres et les autoritĂ©s locales y consacrent de rĂ©elles ressources », a dĂ©clarĂ© Lauder. «L’adoption de cette dĂ©claration par le Conseil europĂ©en montre que l’Allemagne, dans sa prĂ©sidence du Conseil de l’Union europĂ©enne, ainsi que les dirigeants de l’UE dans son ensemble, reconnaissent le danger que crĂ©ent l’antisĂ©mitisme et la haine, ainsi que la menace de la sociĂ©tĂ© et la sĂ©curitĂ© lorsqu’elles ne sont pas abordĂ©es ».





