Jonathan Pollard a fait son aliya tĂ´t mardi matin, atterrissant dans le pays 35 ans après avoir entamĂ© une peine Ă perpĂ©tuitĂ© pour avoir transmis des informations classifiĂ©es Ă un alliĂ©. Le Premier Ministre est venu l’accueillir Ă 5 h du matin.
Le Premier ministre Netanyahu a accueilli Pollard, lui a donnĂ© une carte d’identitĂ© israĂ©lienne et a dĂ©clarĂ© : «Maintenant, vous pouvez recommencer votre vie, avec libertĂ© et bonheur. Maintenant tu es Ă la maison.» Pollard a rĂ©pondu :« Je suis Ă©mu d’ĂŞtre enfin Ă la maison. Personne n’est plus fier de ce pays ou de son chef que nous. Nous espĂ©rons devenir des citoyens productifs dès que possible « .
Fin novembre, lorsque la Commission des libĂ©rations conditionnelles des États-Unis a officiellement levĂ© les restrictions Ă sa libĂ©ration conditionnelle, Jonathan Pollard, 66 ans, et son Ă©pouse, Esther, ont dĂ©clarĂ© par l’intermĂ©diaire de leurs porte-paroles qu’ils voulaient dĂ©mĂ©nager en IsraĂ«l dès que possible et rĂ©aliser leur rĂŞve de vivre ensemble en IsraĂ«l ».
Les Pollard devraient déménager à Jérusalem, où Esther a vécu avant de retrouver son mari à New York après sa libération de prison il y a cinq ans.
Jonathan Pollard, un ancien analyste du renseignement amĂ©ricain, il a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© en 1985 pour espionnage et fourniture de renseignements top-secrets Ă IsraĂ«l, purgeant 30 ans d’emprisonnement Ă perpĂ©tuitĂ© avant d’ĂŞtre libĂ©rĂ© sous condition. Il est le seul AmĂ©ricain de l’histoire des États-Unis Ă avoir Ă©tĂ© condamnĂ© Ă perpĂ©tuitĂ© pour espionnage pour un alliĂ©, en plus d’ĂŞtre le seul Ă purger plus de 10 ans de prison pour ce crime.
Sous les restrictions de sa probation, Jonathan Pollard a Ă©tĂ© soumis au port d’un dispositif de surveillance du poignet GPS qui suivait constamment sa position, maintenant un couvre-feu qui l’empĂŞchait de quitter son domicile entre 19 h et 7 h, et faire surveiller leurs ordinateurs. En tant que tel, il n’avait pas pu quitter la rĂ©gion, encore moins le pays.
Les conditions de probation d’une durĂ©e de cinq ans sont considĂ©rĂ©es comme standard.
En apprenant la libĂ©ration de Jonathan Pollard le mois dernier, le ministre de la SantĂ© Yuli Edelstein, qui Ă©tait le premier ministre du cabinet Ă visiter Pollard en prison il y a 23 ans, s’est dit ravi de la nouvelle.

« IsraĂ«l attend Pollard », a-t-il dit. «C’est une bonne nouvelle après que l’État l’a abandonnĂ© pendant trop d’annĂ©es. BientĂ´t, nous pourrons voir Jonathan en IsraĂ«l ».
De plus, le prĂ©sident de l’Agence juive, Isaac Herzog, a dĂ©clarĂ© au Jerusalem Post le mois dernier que l’agence Ă©tait prĂŞte Ă faciliter l’alyah pour les Pollard quand ils seraient prĂŞts.







