La montĂ©e en puissance de l’administration Biden et la situation actuelle aux États-Unis suscitent plus d’inquiĂ©tude que d’espoir.
Le chroniqueur du New York Times Bret Stephens a publiĂ© cette semaine un long essai sur la politique amĂ©ricaine au Moyen-Orient, et son conseil au nouveau prĂ©sident est: « Veuillez ne pas bousiller les accords d’Abraham. »
Mais une partie plus intĂ©ressante de l’article est sa description de la montĂ©e d’IsraĂ«l au Moyen-Orient et du retard et de l’insouciance de l’AmĂ©rique.
La montĂ©e en puissance d’IsraĂ«l depuis le bombardement du rĂ©acteur nuclĂ©aire en Syrie en 2007 est principalement dirigĂ©e par le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Alors que l’objectif de mettre fin de facto au conflit israĂ©lo-arabe a Ă©tĂ© atteint conjointement, sous l’impulsion du prĂ©sident Donald Trump. Netanyahu et Trump ont agi contre les perceptions institutionnelles mondialement acceptĂ©es.
Cet exploit est intervenu après deux mandats de l’ancien prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama, qui a agi contre les intĂ©rĂŞts nationaux des États-Unis, et en particulier des pays du Moyen-Orient. Le prĂ©sident Ă©lu Joe Biden semble entrer dans le troisième mandat d’Obama.
Il est utilisĂ© par les fans d’un parti politique basĂ© sur les mensonges du racisme systĂ©matique dans la sociĂ©tĂ©. Le Parti rĂ©publicain, la droite, les conservateurs, tout ce qui s’identifie comme «blanc» relève de l’idĂ©ologie dĂ©mocratique de la «suprĂ©matie blanche». Au moins dans le meilleur des cas. Dans le pire des cas: « Nazisme ».
La co-fondatrice de Black Lives Matter, Alicia Garza, a rĂ©cemment publiĂ© un livre. Le mouvement rĂ©volutionnaire est le moteur arrière du Parti dĂ©mocrate. Pour elle, le nouveau mouvement noir radical est une gĂ©nĂ©ration d’activistes qui «est façonnĂ©e par le consensus conservateur et la montĂ©e au pouvoir de la droite».
Ceci, 32 ans après le dĂ©part Ă la retraite du prĂ©sident Ronald Reagan et après les longs mandats des prĂ©sidents dĂ©mocrates Bill Clinton et Barack Obama, qui Ă©tait visiblement Ă gauche. Dans la vision du monde de Garza, elle voit « une augmentation de la rĂ©pression, un recul du racisme systĂ©mique et des formes de capitalisme de plus en plus prĂ©datrices ». Un critique du livre a Ă©crit que l’objectif de Garza n’est rien de moins que de dĂ©raciner, transformer et reconstruire radicalement l’AmĂ©rique comme le reflète sa vision.
Biden est considĂ©rĂ© comme un pragmatiste, mais jusqu’Ă prĂ©sent, il y a eu des forces plus fortes que lui au sein du parti dĂ©mocrate. Revenir Ă l’accord nuclĂ©aire ressemble plus Ă une croyance de l’Ă©lite obamiste du parti qu’Ă un rĂ©examen de la politique amĂ©ricaine au Moyen-Orient.
Si les États-Unis reviennent Ă l’accord nuclĂ©aire, les relations entre IsraĂ«l et les pays arabes seront renforcĂ©es, notamment avec celles des accords d’Abraham. Pendant ce temps, les États-Unis nous rapprocheront du danger de guerre.
Biden a tellement de pain sur la planche pour rĂ©habiliter le fonctionnement interne du pays et faire face Ă la pandĂ©mie, qu’il Ă©vitera très probablement de rĂ©parer ce qui n’est pas seulement cassĂ©, mais qui fonctionne bien. Le rĂ©tablissement de l’accord nuclĂ©aire ne sera pas considĂ©rĂ© comme un succès mais comme une capitulation. Succès: c’est ce que tout le monde veut pour le nouveau prĂ©sident. Il y a un moyen sĂ»r de rĂ©ussir au Moyen-Orient, et ce n’est certainement pas Ă travers TĂ©hĂ©ran.
Par Amnon Lord sur Israël Hayom




