Le nombre croissant de nouvelles infections dans certains pays europĂ©ens oblige les gouvernements Ă revenir en lock-out. Le ministère italien de la SantĂ© a dĂ©clarĂ© vendredi qu’Ă partir du lundi 15 mars, des mesures de blocus seraient Ă nouveau introduites dans la majeure partie du pays. Les parties les plus peuplĂ©es de la pĂ©ninsule, en particulier la locomotive Ă©conomique du pays Lombardie et la zone mĂ©tropolitaine du Latium, seront transfĂ©rĂ©es dans la zone «rouge». Les dĂ©placements seront limitĂ©s aux dĂ©placements domicile-travail, aux achats de produits de première nĂ©cessitĂ© et aux besoins mĂ©dicaux. Les Ă©coles, bars et restaurants seront fermĂ©s.
Bologne, le Piémont (Turin), la Vénétie (Venise), les Marches (Ancône), Trente dans les Alpes et les Pouilles seront également inclus dans le «rouge».
Les autoritĂ©s ont Ă©tĂ© contraintes de revenir au blocus dans une situation de dĂ©clin Ă©conomique sans prĂ©cĂ©dent depuis la Seconde Guerre mondiale. Raison : augmentation de 15% de cas corona au cours de la semaine dernière – de 130 000 en 7 jours dĂ©but mars Ă 150-175 la semaine dernière. Lundi, le nombre de morts du COVID-19 en Italie a dĂ©passĂ© 100000.
Selon un sondage réalisé par le Corriere della Serra le week-end dernier, 44% des Italiens soutiennent les mesures du gouvernement, contre seulement 30% la semaine précédente.
En France, ces dernières semaines, une augmentation de l’incidence a Ă©galement Ă©tĂ© notĂ©e : de 16 Ă 23 000 nouveaux par jour en fĂ©vrier Ă 27 Ă Â 30 000 la semaine dernière. Dans ce pays, le blocus est toujours en vigueur dans plusieurs rĂ©gions du nord et du sud : Ă Dunkerque, pas de Calais et Nice.
Mais le gouvernement n’exclut pas l’annonce d’un confinement dans la mĂ©tropole francilienne. «Nous surveillons constamment la situation et sommes prĂŞts Ă prendre les mesures appropriĂ©es Ă tout moment», a dĂ©clarĂ© le Premier ministre Jean Castex lors d’une visite dans une clinique parisienne. Le ministre de la SantĂ©, Olivier Veran, a dĂ©clarĂ© jeudi que le seuil critique de la maladie pourrait ĂŞtre atteint fin mars.
Des publications françaises Ă©crivent que le prĂ©sident Macron parle de la possibilitĂ© d’un « verrouillage dur 7 jours sur 7 ». Dans les hĂ´pitaux parisiens, la pression de la pandĂ©mie devient trop forte : 40% des opĂ©rations prĂ©vues sont annulĂ©es et les patients sont transfĂ©rĂ©s vers d’autres villes.
23 dĂ©partements ont Ă©tĂ© identifiĂ©s comme candidats au renforcement des mesures de blocus, principalement dans le nord, l’est et le sud.





