La dĂ©cision du gĂ©ant de la crème glacĂ©e Ben & Jerry’s de ne plus Ă©tendre son activitĂ© au-delĂ de la Ligne verte signifie qu’en vertu de la loi amĂ©ricaine, sa sociĂ©tĂ© mère, Unilever, a perdu le droit de protĂ©ger la marque en JudĂ©e-Samarie, a annoncĂ© le Shurat HaDin-Israel Law Center ce week-end.
L’ONG a dĂ©clarĂ© qu’elle prĂ©voyait de demander une licence de marque d’une marque similaire sous le nom de « Judea and Samaria’s Ben & Jerry’s », avec l’intention explicite de rivaliser avec l’original.
La dĂ©cision de Ben & Jerry’s la semaine dernière, largement qualifiĂ©e de capitulation devant le mouvement anti-israĂ©lien BDS, a Ă©tĂ© critiquĂ©e par des lĂ©gislateurs de tous les horizons politiques, ainsi que par des groupes juifs du monde entier.
Le Premier ministre israĂ©lien Naftali Bennett a promis de combattre la dĂ©cision « de manière agressive », dĂ©clarant : « Il existe de nombreuses marques de crème glacĂ©e, mais un seul État juif. Ben & Jerry’s a dĂ©cidĂ© de se prĂ©senter comme la crème glacĂ©e anti-israĂ©lienne. Cette dĂ©cision est moralement rĂ©prĂ©hensible et je pense qu’il deviendra clair qu’elle est Ă©galement rĂ©prĂ©hensible sur le plan commercial. »
Le PDG d’Unilever, Alan Jope, a soulignĂ© la semaine dernière que la sociĂ©tĂ© multinationale de biens de consommation, dont la filiale israĂ©lienne fait partie des cinq principales sociĂ©tĂ©s de produits de consommation opĂ©rant dans le pays, Ă©tait « pleinement engagĂ©e dans nos activitĂ©s en IsraĂ«l ».
Dans une lettre Ă Unilever, Shurat HaDin a affirmĂ© qu’il prĂ©voyait de revendiquer la propriĂ©tĂ© de la marque en JudĂ©e-Samarie, citant la lĂ©gislation amĂ©ricaine. En vertu de la loi amĂ©ricaine, la lettre affirme que, pour qu’Unilever puisse prĂ©server la protection de la marque Ben & Jerry’s, elle doit dĂ©montrer sa pleine intention d’exercer ses activitĂ©s dans un domaine particulier. En annonçant que la sociĂ©tĂ© n’a pas l’intention d’opĂ©rer en JudĂ©e-Samarie, le conglomĂ©rat britannique a perdu le droit de revendiquer ladite marque comme la sienne, fait valoir l’ONG.
« Unilever n’est plus en mesure de faire respecter sa marque dans ces domaines », a dĂ©clarĂ© le chef de Shurat HaDin, Nitsana Darshan-Leitner.
« Ce sont nos nouvelles armes et notre nouvelle approche dans la guerre contre le BDS : quiconque cessera de vendre ses produits en IsraĂ«l dĂ©couvrira que nous avons repris ses marques et ses droits. Ben & Jerry’s regrettera le jour oĂą ils ont boycottĂ© IsraĂ«l », a-t-elle dĂ©clarĂ©.
Brooke Goldstein, directrice exĂ©cutive du Lawfare Project et cofondatrice du mouvement End Jew Hatred, a dĂ©clarĂ© la semaine dernière que la taille mĂŞme d’Unilever l’expose Ă d’importantes sanctions financières.
« En raison de sa filiale capricieuse, Unilever – un conglomĂ©rat international massif – risque potentiellement d’Ă©craser les consĂ©quences financières en termes de capacitĂ© Ă recevoir des investissements de la majoritĂ© des États amĂ©ricains ou Ă faire des affaires avec eux », a-t-elle dĂ©clarĂ©.
Cet article est paru pour la première fois en hébreu dans Israel Hayom.





