Washington a mis en garde les dirigeants israĂ©liens contre les attaques contre l’infrastructure nuclĂ©aire iranienne. Ils les considèrent contre-productifs, car cela ne fera que pousser TĂ©hĂ©ran Ă crĂ©er des entreprises encore plus efficaces pour l’enrichissement d’uranium.
Des responsables amĂ©ricains ont dĂ©clarĂ© dans une interview au New York Times qu’il y avait eu quatre explosions dans des installations nuclĂ©aires iraniennes au cours des 20 derniers mois, attribuĂ©es aux services de renseignement israĂ©liens, ainsi que l’assassinat d’un Ă©minent physicien nuclĂ©aire, et bien que tactiquement rĂ©ussis, ils ont finalement rĂ©ussi et ont eu l’effet inverse. Les AmĂ©ricains soulignent qu’après les explosions, l’Iran a repris l’enrichissement d’uranium pendant plusieurs mois, et de plus, a installĂ© des centrifugeuses plus avancĂ©es.
Selon des sources, Israël reste indifférent à ces arguments et les approches de Washington et de Jérusalem pour contenir le programme nucléaire iranien restent complètement différentes.
La publication indique que l’Iran a rĂ©cemment rĂ©ussi Ă amĂ©liorer considĂ©rablement son système de cyberdĂ©fense. Ainsi, les opĂ©rations d’introduction de virus dans les installations nuclĂ©aires (comme le Stuxnet amĂ©ricano-israĂ©lien qui a dĂ©truit les centrifugeuses en 2007) ne seront plus couronnĂ©es de succès.
L’Iran poursuit des travaux intensifs sur l’enrichissement d’uranium, tout en se prĂ©parant Ă s’asseoir Ă la table des nĂ©gociations avec les parties Ă l’accord de 2015. Ils dĂ©buteront exactement une semaine plus tard, le 29 novembre, Ă Vienne. DĂ©but novembre, l’Iran a dĂ©passĂ© Ă plusieurs reprises la limite d’enrichissement d’uranium autorisĂ©e par l’accord – de 3,67 % Ă 60 %.
Hier, les États-Unis ont de nouveau menacĂ© l’Iran de « recourir Ă d’autres options » si TĂ©hĂ©ran sabotait les pourparlers sur son programme nuclĂ©aire. Au milieu des inquiĂ©tudes croissantes parmi les alliĂ©s des États-Unis au Moyen-Orient, le chef du Pentagone, Lloyd Austin, a dĂ©clarĂ© que les États-Unis devraient « rechercher d’autres options pour protĂ©ger leurs intĂ©rĂŞts si l’Iran ne nĂ©gocie pas sĂ©rieusement ». Ces derniers mois, de tels avertissements ont Ă©tĂ© trop souvent entendus Ă Washington, et il est difficile d’imaginer que les ayatollahs les prennent au sĂ©rieux.





