Un scandale a Ă©clatĂ© en IsraĂ«l Ă la suite d’une publication dans le Kalkalist mardi matin qui a rĂ©vĂ©lĂ© comment la police espionne les citoyens de son choix sans ordonnance du tribunal.
L’auteur de l’enquĂŞte cite de nombreux cas oĂą la police a utilisĂ© des logiciels espions NSO pour enquĂŞter sur des affaires criminelles, ainsi que pour espionner des militants politiques. En particulier, le mouvement Black Flags.
Le programme Pegasus a été introduit non seulement dans les téléphones des suspects de crimes, mais aussi dans les téléphones de leur entourage.
Quelques heures plus tard, le ministre de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure, Omer Bar-Lev, a dĂ©clarĂ© qu’il « n’aime pas Ă©couter les tĂ©lĂ©phones portables des citoyens ». Au studio Ynet, il a dĂ©clarĂ© que cela ne pouvait ĂŞtre fait que sur ordonnance du tribunal et qu’il allait examiner les accusations.
La police, quant Ă elle, a niĂ© qu’elle ait Ă©tĂ© au tĂ©lĂ©phone : «Nous voudrions dĂ©clarer le manque de fiabilitĂ© de telles publications, il n’y a aucun fondement aux allĂ©gations contenues dans l’article. Toutes les activitĂ©s de la police israĂ©lienne dans cette zone sont menĂ©es conformĂ©ment Ă la loi.
L’indignation a Ă©tĂ© exprimĂ©e par les dirigeants de la manifestation Black Flag, ils ont appelĂ© la Knesset Ă enquĂŞter d’urgence, car la police dans cette affaire est engagĂ©e dans une enquĂŞte politique, Ă un moment oĂą elle devrait protĂ©ger les intĂ©rĂŞts des citoyens.
L’affaire a dĂ©jà « choquĂ© » la commission de la lĂ©gislation de la Knesset. Bien que les Ă©coutes (s’il y en avait) aient commencĂ© sous le gouvernement prĂ©cĂ©dent, l’opposition a profitĂ© du scandale pour accuser Ă nouveau la coalition et la police d’imperfection. Les dĂ©putĂ©s Shlomo Karai, Itamar Ben-Gvir, Miki Zohar ont exigĂ© que le commissaire de police Kobi Shabtai soit convoquĂ© Ă l’audience.





