Dans un peu plus de deux semaines, le dimanche 10 avril – le 9 de Nissan, le premier tour de la prĂ©sidence française devrait avoir lieu au cours duquel de nombreux candidats tenteront de renverser le prĂ©sident français sortant Emanuel Macron. Le site israĂ©lien Kikar Shabath s’est intĂ©ressĂ© au sujet :
Si Macron n’obtient pas 50 % des voix, le prĂ©sident français sera contraint de se rendre aux urnes deux jours après Pessah (dimanche 24 avril).
Quelles sont les chances de voir un nouveau prĂ©sident entrer prochainement Ă l’ElysĂ©e ?
Candidats de droite
• Valérie Pécresse
Pécresse est membre du Parti républicain et candidate à la présidence en son nom et au nom de la Coalition conservatrice. Son parti a été le dernier au pouvoir lors de la présidence du candidat du parti Nicolas Sarkozy.
Aujourd’hui, elle est Ă la tĂŞte du district Ile de France, qui abrite Ă©galement la capitale française, Paris. Auparavant, elle a Ă©tĂ© ministre du budget pendant la prĂ©sidence de Sarkozy.
Malgré le fait que son parti soit particulièrement fort dans les collectivités locales, et malgré ses attaques contre Macron se disant trop mou face à la criminalité, elle vacille dans les sondages.
• Marine Le Pen
Lors des Ă©lections prĂ©cĂ©dentes, Le Pen s’est qualifiĂ©e pour le second tour contre celui qui l’a remportĂ©, le prĂ©sident Macron et Ă©tait et est toujours considĂ©rĂ© comme une extrĂŞme droite en France.
Il s’agit de la troisième tentative de Le Pen de se prĂ©senter, et il semble que lors de cette Ă©lection, Le Pen soit en difficultĂ© en raison du candidat populaire Ă sa droite, Eric Zemmour et aussi Ă la lumière du flux de votes de la droite vers le centre de Macron.
Le Pen est prĂ©sidente de son parti, l’Union nationale, un parti dont les diffĂ©rentes incarnations ont Ă©galement Ă©tĂ© dirigĂ©es par son père, Jean-Marie Le Pen, connu pour ses positions particulièrement antisĂ©mites.
• Éric Zemmour
Le candidat juif Ă©tait souvent perçu dans des positions extrĂŞmes et souvent mĂŞme anti-juif (Petain, la Shoah, les victimes d’Ozar Hathora, le port de la kippa…) est perçu en France principalement en raison de ses positions dures contre l’immigration et en raison de ses positions contre l’islam dans le pays.
Zemmour tente de mordre dans la voix de Marine Le Pen, et il semble que les deux se disputent dĂ©sormais la deuxième place après le prĂ©sident Macron. Selon de rĂ©cents sondages, Le Pen est en tĂŞte sur Zemmour, entre autres après avoir exprimĂ© un long retard de son opinion envers les rĂ©fugiĂ©s d’Ukraine.
• Nicolas Dupont Aignan
Nicolas Dupont Aignan a fondĂ© un parti indĂ©pendant sous sa direction et dirige maintenant une petite ville près de Paris. Il s’agit de sa troisième course prĂ©sidentielle, les deux prĂ©cĂ©dentes ayant un rĂ©sultat insultant d’un pourcentage Ă un chiffre.
Selon Nicolas Dupont Aignan, son parti est un successeur direct de Charles de Gaulle, et s’il est Ă©lu, il « bottera » tous ces « paresseux » selon ses propres termes, qui ne veulent pas travailler et ne veulent faire du profit qu’aux dĂ©pens du reste de la France.
Pour le moment, Nicolas Dupont Aignan lui-même semble se faire plaisir par les citoyens français, le sondage le plus flatteur du mois dernier ne lui prédisant que 3 %.
Candidat du centre
• Emmanuel Macron
Macron, le chef du Parti du centre, ancien ministre de l’Économie et aujourd’hui prĂ©sident de la France, tente d’occuper la prĂ©sidence pendant encore cinq ans.
Selon la plupart des sondages, Macron est censĂ© gagner cette Ă©lection, mais pas Ă pas, et pas au bout d’un tour. Autrement dit, on s’attend Ă ce qu’il remporte moins de 50 % des voix au premier tour.
On reproche Ă Macron d’aider les riches et de ne pas se soucier suffisamment des faibles. En France il y a ceux qui se souviennent encore de la manifestation des gilets jaunes contre la hausse de la taxe sur le carburant apportĂ©e par Macron il y a plusieurs annĂ©es.
Candidats de gauche
• Anne Hidalgo
Hidalgo est la représentante du Parti socialiste dans lequel le président Macron a grandi et est actuellement maire de Paris. Hidalgo tentera de rendre la présidence au parti après avoir perdu la présidence au profit de Macron lors des dernières élections.
Le reprĂ©sentant du parti qui a remportĂ© les Ă©lections pour la dernière fois Ă©tait le prĂ©sident Holland, considĂ©rĂ© comme l’un des prĂ©sidents les moins populaires de l’histoire.
Cependant, il semble qu’Hidalgo ne parvienne pas Ă monter dans les sondages et remanie dans la rĂ©gion de seulement 3 % de soutien, ce qui laisse planer un grand doute sur sa capacitĂ© Ă atteindre un chiffre beaucoup plus Ă©levĂ© que cela.
Soit dit en passant, selon la loi française, si elle remporte moins de 5 % des Ă©lections, son parti ne recevra aucun remboursement de l’État pour les dĂ©penses Ă©lectorales.
• Jean-Luc Mélenchon
Melenchon est le principal candidat du bloc de gauche et, lors des Ă©lections prĂ©cĂ©dentes, il a obtenu environ 20 % des voix. Dans le mĂŞme temps, il sera très difficile pour Melanchon de s’approcher de ce chiffre lors de l’Ă©lection en cours, la France semblant aller trop Ă droite pour gagner des soutiens comme lors de la campagne prĂ©cĂ©dente.
Selon de rĂ©cents sondages, Melanchon remporte 13 Ă 15 % des voix. Dans le mĂŞme temps, son parti espère qu’il rĂ©ussira encore Ă surprendre.
• Fabien Roussel
ConsidĂ©rĂ© comme un candidat particulièrement radical, il est candidat du Parti communiste Ă la prĂ©sidence de la France. Roussel a faibli dans les sondages, mais ces dernières semaines, il s’est lĂ©gèrement renforcĂ© dans les sondages d’opinion.
MalgrĂ© son renforcement, les commentateurs disent qu’il n’est pas du tout certain qu’il sera en mesure d’atteindre beaucoup plus que les sondages prĂ©disent actuellement, 4 %.
- Philippe Poutou
Il dirige le nouveau parti anticapitaliste et appelle Ă dĂ©sarmer la police et Ă l’Ă©teindre et Ă la rallumer. Ă€ l’heure actuelle, la police semble n’avoir rien Ă craindre et, selon les derniers sondages, il n’obtient qu’un soutien de 1,5 %.
• Nathalie Arthaud
Un professeur de littĂ©rature qui s’est prĂ©sentĂ© pour la troisième fois Ă la prĂ©sidence. Arthaud dit que si elle est choisie, elle augmentera le salaire minimum Ă 2 000 euros, soit un peu plus de 7 000 shekels.
Dans le même temps, et malgré la détermination à se présenter ne serait-ce que pour la troisième fois, elle varie dans les sondages récents entre 0 % de soutien à 1 %.





