Ce soir (mercredi), les juges de la Haute Cour ont critiquĂ© la conduite des travaux de construction Ă proximitĂ© du domicile du Premier ministre Naftali Bennett Ă Raanana, et ont jugĂ© qu’« il est difficile de justifier des travaux de construction sans autorisation de l’État Ă la rĂ©sidence » et a dĂ©clarĂ© que « cette situation n’est pas appropriĂ©e « .
« En ce qui concerne la conduite de l’État par rapport aux travaux requis Ă la maison du Premier ministre Ă Raanana et Ă la rĂ©sidence du Premier ministre Ă JĂ©rusalem, il y a une impression inquiĂ©tante que les choses sont faites sans une main dĂ©libĂ©rĂ©e et dans un cas qui n’est pas clair, «Â
Les juges Elron, Noam Solberg et Ofer Grosskopf ont acceptĂ© les requĂŞtes partiellement dĂ©posĂ©es. Dans la dĂ©cision, les juges ont Ă©crit qu’au cours des audiences, il est devenu clair que les travaux de construction de la maison de Bennett Ă Raanana ont Ă©tĂ© effectuĂ©s « sans avoir Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©s d’une procĂ©dure de planification comme requis ». Les juges se sont abstenus de dĂ©terminer si la maison du Premier ministre Ă Raanana est une rĂ©sidence privĂ©e ou une rĂ©sidence officielle.
Quant Ă la rĂ©novation de la rĂ©sidence officielle Ă JĂ©rusalem, les juges ont mentionnĂ© que les reprĂ©sentants de l’État ont affirmĂ© que le lieu « a besoin d’une rĂ©novation de sĂ©curitĂ© et d’entretien, qui durera au moins six mois. Cependant, dans la pratique, jusqu’Ă prĂ©sent, aucun progrès n’a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© sur ce sujet. Selon les juges, cela signifie que « tant que l’affaire n’est pas rĂ©glĂ©e, le Premier ministre ne peut ĂŞtre autorisĂ© Ă vivre dans sa rĂ©sidence officielle, mĂŞme s’il le souhaite ; cette situation est inappropriĂ©e ».
Les deux pĂ©titions dĂ©posĂ©es par la municipalitĂ© de Raanana et les voisins de Bennett faisaient rĂ©fĂ©rence Ă un schĂ©ma Ă©laborĂ© par la police, qui autorisait des manifestations autour du domicile de Bennett Ă Raanana trois fois par semaine et faisait Ă©galement rĂ©fĂ©rence au niveau de bruit que les manifestants pouvaient crĂ©er. Les pĂ©titionnaires ont demandĂ© aux juges de la Haute Cour d’intervenir dans le projet, qui, selon les pĂ©titionnaires, n’est en aucun cas appliquĂ©.
Les juges ont jugĂ© que depuis le dĂ©pĂ´t des requĂŞtes, la nature des manifestations sur les lieux avait changĂ© et leur frĂ©quence avait diminuĂ© d’une manière qui ne nĂ©cessitait plus leur intervention. « Entre autres choses, il est ressorti de la mise Ă jour que les manifestations se tiennent Ă une moindre Ă©chelle, Ă une moindre intensitĂ©, et en règle gĂ©nĂ©rale, elles n’ont lieu que le samedi soir », ont jugĂ© les juges, ajoutant que si les manifestations avaient continuĂ©, « il y aurait eu un contour plus limitĂ©. » Les juges ont statuĂ© que certaines des lignes directrices du plan n’Ă©taient pas appliquĂ©es et que cela devrait ĂŞtre modifiĂ©.





