Si la loi de JudĂ©e Samarie n’est pas votĂ©e, cette grande rĂ©gion sera le refuge de tous les criminels et terroristes d’Israel

La non-extension des règles d’urgence en JudĂ©e-Samarie signifie que diverses lois pĂ©nales et sociales, qui s’imposent Ă  tous les citoyens du pays, ne s’appliqueront pas aux rĂ©sidents de JudĂ©e-Samarie – selon l’avis du sous-procureur gĂ©nĂ©ral (Constitutional Court), Adv. Avital Somplyansky, tel que prĂ©sentĂ© par le ministre de la Justice Gideon Saar.

Comme nous l’avons signalĂ©, l’une des crises politiques des derniers jours Ă  la Knesset tournait autour de l’application continue des rĂ©glementations spĂ©ciales du gouvernement en JudĂ©e-Samarie pendant encore cinq ans.

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Mais cette fois, l’opposition s’oppose au règlement dans le cadre de son opposition globale Ă  la coalition et il semble pour le moment qu’il n’y aura pas de majoritĂ© pour appliquer le règlement, du fait que la liste commune s’oppose au règlement car elle considère cette loi comme la poursuite de l’occupation israĂ©lienne de la JudĂ©e et de la Samarie. Signification : si la loi n’est pas adoptĂ©e, elle expirera fin juin et la situation dans la rĂ©gion en termes de système juridique israĂ©lien changera.

Selon l’avocat Somplyansky, l’ensemble du système de lois et d’avantages qui s’applique aux citoyens israĂ©liens n’est pas valable dans toute la JudĂ©e et la Samarie tant que la loi israĂ©lienne n’est pas appliquĂ©e dans ces rĂ©gions. Cela signifie que les seules lois qui seront appliquĂ©es aux rĂ©sidents de la zone sont les lois de l’État de Jordanie et les lois du rĂ©gime militaire, bien qu’elles ne soient pas du tout adaptĂ©es au système civil et ne soient pas similaires ou dans de nombreux cas constituent un redressement en droit civil.

Les significations de la nouvelle situation
Les consĂ©quences d’une telle situation sont immĂ©diates : l’expiration des rĂ©glementations, qui permettent une connexion entre les deux systèmes juridiques en JudĂ©e-Samarie et en une seule entitĂ© juridique, crĂ©era une situation dans laquelle les IsraĂ©liens qui commettent des infractions pĂ©nales en JudĂ©e-Samarie ne pourront ĂŞtre poursuivis devant les tribunaux israĂ©liens et conformĂ©ment Ă  la loi militaire en vigueur sur le terrain.

Aussi, après avoir Ă©tĂ© condamnĂ© par un tribunal militaire, le condamnĂ© – israĂ©lien ou palestinien – ne voudra sa peine que dans une prison situĂ©e en JudĂ©e-Samarie et il ne sera pas possible de le transfĂ©rer dans une prison israĂ©lienne Ă  l’intĂ©rieur de la Ligne verte, car celles-ci sont deux juridictions distinctes, et en fait – « États » Divers, par dĂ©finition. Cette règle s’appliquera Ă©galement aux terroristes et aux prisonniers de sĂ©curitĂ© qui sont actuellement emprisonnĂ©s dans les prisons israĂ©liennes.

Au-delĂ  de cela, les pouvoirs de la police dans la rĂ©gion de JudĂ©e-Samarie vont Ă©galement changer radicalement, en raison du vide juridique entre la JudĂ©e-Samarie et IsraĂ«l. Ainsi, un criminel israĂ©lien qui s’enfuit en JudĂ©e-Samarie après avoir commis un crime en IsraĂ«l sera apparemment protĂ©gĂ© d’une enquĂŞte policière, comme un IsraĂ©lien fuyant Ă  l’Ă©tranger, puisque la zone n’est pas lĂ©galement dĂ©finie comme faisant partie de l’État d’IsraĂ«l. Et comme il faudrait de toute façon un système judiciaire beaucoup plus lourd pour atteindre une telle personne et l’interroger, les territoires de JudĂ©e-Samarie deviendraient une sorte de « ville de refuge » pour les criminels de toutes sortes.

En outre, l’expiration de la rĂ©glementation annulera tous les droits dont jouissent les IsraĂ©liens vivant en JudĂ©e-Samarie – tels que l’assurance maladie publique, les droits sociaux et une longue liste d’avantages qui appartiennent Ă  quelqu’un qui fait partie de l’État d’IsraĂ«l – parce que lĂ©galement, les communautĂ©s de JudĂ©e et de Samarie ne font pas partie d’un tel État. Sans oublier que les autoritĂ©s fiscales israĂ©liennes ne pourront pas opĂ©rer en JudĂ©e-Samarie et ne seront pas autorisĂ©es Ă  percevoir des impĂ´ts, Ă  mener des procĂ©dures d’exĂ©cution et plus encore.

Il existe diffĂ©rentes manières de rĂ©soudre cet enchevĂŞtrement juridique, politique complexe, par le dialogue entre la coalition et le gouvernement et l’opposition – ou, alternativement, en appliquant la loi israĂ©lienne Ă  toute la JudĂ©e-Samarie. Quoi qu’il en soit, pour le moment, la situation est dans une impasse entre les parties, et si elle n’est pas rĂ©solue, un vĂ©ritable problème juridique pourrait bientĂ´t survenir.

Il est important de noter que d’un point de vue juridique, la publication de l’avis du procureur gĂ©nĂ©ral adjoint n’indique pas l’opinion du procureur gĂ©nĂ©ral sur la question, mais la situation qui prĂ©vaudra en JudĂ©e-Samarie sans aucune autre alternative – Ă  la fois en appliquant loi israĂ©lienne et en adoptant des règlements, ou toute autre alternative, Ă  convenir entre l’opposition et la coalition en IsraĂ«l.