En route vers une autre guerre sur le sol europĂ©en ? L’armĂ©e grecque a ces derniers jours transfĂ©rĂ© de nombreuses forces dans la zone frontalière avec la Turquie, et une documentation publiĂ©e aujourd’hui (samedi) sur les rĂ©seaux sociaux a montrĂ© que les Grecs installent des tranchĂ©es antichars au nord de la ville de Thessalonique, la plus grande ville du nord-est du pays.
Les tensions militaires entourent la prĂ©sence militaire grecque accrue sur plusieurs Ă®les de l’est de la mer ÉgĂ©e, que la Turquie considère comme une « zone dĂ©militarisĂ©e », s’appuyant sur les accords de la confĂ©rence de Lausanne entre les deux pays, tenue en 1923.
Le prĂ©sident turc a adressĂ© un message menaçant aux citoyens grecs sur sa page Twitter en grec, Ă©crivant : « La tentative de la Grèce d’impliquer l’OTAN ou d’autres pays dans sa conduite irresponsable n’est pas seulement une tentative et pourrait avoir des consĂ©quences dĂ©sastreuses.
« La Grèce, bien qu’elle soit membre de l’Union europĂ©enne, continue d’opprimer les membres de la minoritĂ© turque vivant dans l’ouest de la Turquie, Kos et Rhodes, d’une manière totalement contraire aux valeurs fondamentales sur lesquelles l’Union est fondĂ©e. » Pendant deux ans, elle a mĂŞme refusĂ© de tenir une rĂ©union de dĂ©lĂ©gations militaires pour discuter de la situation », a acceptĂ© Erdogan.
Les propos du prĂ©sident turc ont pris un nouveau sens ce week-end, le sabra turc organisant un vaste exercice près de la ville d’Izmir, destinĂ© Ă simuler, entre autres, la prise de contrĂ´le d’Ă®les de la mer ÉgĂ©e. Dans le mĂŞme temps, des experts en Turquie affirment que la conduite agressive d’Erdogan est liĂ©e Ă l’Ă©tat prĂ©caire de la monnaie turque, qui a subi des baisses de taux de change sans prĂ©cĂ©dent le week-end dernier et a exacerbĂ© la crise d’inflation du pays.





