Le juge du tribunal de district de Tel-Aviv, Ra’anan Ben Yosef, a condamnĂ© l’enseignant Yotam Okun, âgĂ© de 38 ans, Ă sept ans de prison et dix mois de probation pendant trois ans, il a Ă©tĂ© reconnu coupable d’infractions sexuelles graves contre un mineur.
Okon a admis avoir violĂ© une Ă©lève qu’il enseignait Ă l’Ă©cole, dans le cadre d’un accord de plaidoyer qu’il a conclu avec le bureau du procureur du district de Tel Aviv. Dans le cadre du règlement, les parties ont convenu qu’Okon indemniserait la jeune femme avec 200 000 NIS, mais n’Ă©taient pas d’accord sur la sanction.
L’enseignant Yotam Okon purgera sept ans de prison après avoir Ă©tĂ© reconnu coupable du viol d’une Ă©tudiante // Photo : Moshe Ben Simhon
Okon, qui a Ă©tĂ© reconnu coupable des dĂ©lits d’incitation Ă un mineur, d’acte indĂ©cent sur un mineur et d’acte indĂ©cent sur un mineur, Ă©tait professeur de sciences et Ă©ducateur de sixième annĂ©e dans une Ă©cole reconnue de Tel-Aviv. Il a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© il y a deux ans et l’acte d’accusation a Ă©tĂ© dĂ©posĂ© contre lui, sur la plupart des dĂ©tails dont il y a un ordre de bâillon.
L’affaire a commencĂ© il y a environ deux ans, lorsqu’il est devenu clair pour l’une des mères de l’Ă©cole que l’enseignant envoyait des messages WhatsApp Ă caractère sexuel Ă sa fille. Après l’ouverture d’une enquĂŞte par la police de Tel-Aviv Nord, on a soupçonnĂ© qu’Okun lui avait demandĂ© de commettre divers actes sexuels, avait reçu des photos d’elle et l’avait mĂŞme invitĂ©e chez lui.
La mère de l’Ă©lève blessĂ© a dĂ©clarĂ© après le prononcĂ© de la peine : « Je suis heureuse que le tribunal ait mis fin Ă l’activitĂ© criminelle de l’auteur qui a fait du mal a ma fille et qui aurait pu nuire Ă d’autres enfants. Ce fut une expĂ©rience enrichissante car elle sent qu’elle a pu traduire en justice ceux qui lui ont fait du mal et changer le rapport de force. Elle a vaincu celui qui l’a trompĂ©e, en vertu de sa position de professeur et d’Ă©ducateur de la classe, il a profitĂ© de sa position contre une fille innocente en 6e annĂ©e. Elle a vaincu celui qui a rĂ©ussi Ă l’induire en erreur, mĂŞme moi. »
« D’après notre expĂ©rience, l’Ă©lĂ©ment de honte est presque inexistant aujourd’hui, du moins chez ses pairs. Les temps ont changĂ© et les adolescents ne sont plus bons pour blâmer comme la victime. Au contraire, ils savent mieux qu’au sein de la gĂ©nĂ©ration de leurs parents, un abus sexuel est traiter avec respect contre ceux qui s’opposent publiquement Ă l’agresseur.
« Le système a Ă©galement parfaitement fonctionnĂ© dans notre cas. La police a rĂ©agi rapidement, le bureau du procureur a fait un excellent travail et nous avons mĂŞme reçu une assistance juridique professionnelle et sensible de la part de l’État. Pour cela, je suis reconnaissante. »
L’avocate Tami Kalenberg-Levi, qui reprĂ©sente le mineur au nom de l’aide juridictionnelle au ministère de la Justice, a dĂ©clarĂ© après le verdict : « Un instituteur a agressĂ© sexuellement son Ă©lève, qui n’avait que 10 ans lorsqu’elle l’a rencontrĂ© pour la première fois. Avec beaucoup de courage, elle a choisi de parler de sa blessure et mĂŞme de porter plainte Ă la police. Le tribunal a pris très au sĂ©rieux l’abus de position de cet enseignant envers son Ă©lève, ce qui a entraĂ®nĂ© une peine plus sĂ©vère. Nous espĂ©rons que cette dĂ©cision sera un signe d’arrĂŞt pour toute personne en position d’autoritĂ© dans le système Ă©ducatif, et en gĂ©nĂ©ral, de ne pas utiliser sa position pour nuire aux enfants, et ceux qui le feront seront emprisonnĂ©s pendant de nombreuses annĂ©es. »





