Une méthode israélienne permettra de prédire un risque génétique accru de cancer du sein

Des chercheurs de l’UniversitĂ© de Tel Aviv ont dĂ©veloppĂ© un modèle informatique qui permet de prĂ©dire le risque gĂ©nĂ©tique de chaque femme de dĂ©velopper un cancer du sein en fonction de son profil gĂ©nĂ©tique.

La recherche Ă©tait basĂ©e sur une Ă©tude internationale Ă  grande Ă©chelle qui comprenait des donnĂ©es gĂ©nomiques d’environ un quart de million de femmes avec et sans cancer du sein, et a appliquĂ© ses rĂ©sultats Ă  environ 2 000 femmes israĂ©liennes.

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L’Ă©quipe de chercheurs a expliquĂ© que « la mĂ©thode permettra au système de santĂ© d’Ă©voluer vers une politique de dĂ©tection prĂ©coce personnalisĂ©e, lorsque les personnes identifiĂ©es comme Ă  haut risque seront Ă©valuĂ©es Ă  un âge plus prĂ©coce et plus frĂ©quemment. Le modèle peut sauver des vies et Ă©conomisera les ressources du système de santĂ©.

La recherche a Ă©tĂ© menĂ©e par le doctorant Hagai Levi sous la direction du professeur Rani Elkon du DĂ©partement de gĂ©nĂ©tique molĂ©culaire humaine et de biochimie de l’École de mĂ©decine de l’UniversitĂ© de Tel Aviv, et du professeur Ron Shamir de l’École d’informatique Blavatnik de l’UniversitĂ© de Tel Aviv. .

La recherche a Ă©tĂ© menĂ©e en collaboration avec le professeur Shai Carmi de l’École de mĂ©decine de l’UniversitĂ© hĂ©braĂŻque, le professeur Shay Ben Shachar, directeur de la mĂ©decine de prĂ©cision et de la gĂ©nomique Ă  l’Institut de recherche Clalit, et le Dr Naama Elefant de l’UniversitĂ© mĂ©dicale Hadassah. L’Ă©tude a Ă©tĂ© publiĂ©e dans le Journal of Medical Genetics.

Le professeur Elkon a expliquĂ© qu’en 2003, le sĂ©quençage d’une Ă©bauche du gĂ©nome humain a Ă©tĂ© achevĂ©, crĂ©ant de nouvelles opportunitĂ©s d’amĂ©lioration de la mĂ©decine, en mettant l’accent sur la mĂ©decine personnalisĂ©e. L’idĂ©e de base Ă©tait que mieux nous saurons dĂ©terminer si une personne est gĂ©nĂ©tiquement prĂ©disposĂ©e Ă  une maladie, plus nous pourrons prendre les mesures prĂ©ventives appropriĂ©es.

Le professeur Elkon a ajoutĂ© que depuis lors, de nombreux efforts de recherche ont Ă©tĂ© investis pour identifier les diffĂ©rences gĂ©nĂ©tiques entre les personnes qui peuvent indiquer une susceptibilitĂ© gĂ©nĂ©tique Ă  des maladies spĂ©cifiques, en particulier les plus courantes telles que le cancer, les maladies cardiaques, le diabète, la schizophrĂ©nie et la maladie d’Alzheimer.

Les Ă©tudes attribuent un « score de risque gĂ©nĂ©tique » Ă  chaque participant : la majeure partie de la population se situe au milieu, et aux deux extrĂŞmes se trouvent des personnes ayant des scores de risque extrĂŞmement Ă©levĂ©s ou faibles pour la mĂŞme maladie. Le dĂ©fi de la mĂ©decine est d’identifier Ă  l’avance les personnes qui ont une forte tendance gĂ©nĂ©tique Ă  tomber malades, en particulier les maladies qui peuvent ĂŞtre prĂ©venues ou dĂ©tectĂ©es Ă  un stade prĂ©coce.

Cette Ă©volution pourrait servir de base Ă  la mise en place d’une politique de dĂ©tection prĂ©coce personnalisĂ©e : les femmes Ă  haut risque de cancer du sein seront invitĂ©es Ă  commencer les tests de dĂ©pistage plus tĂ´t et plus frĂ©quemment.