Israël a reçu un « soutien inconditionnel » de la part de ses alliés occidentaux : Bonne ou mauvaise nouvelle ?

Le prĂ©sident amĂ©ricain Joe Biden et les dirigeants des pays europĂ©ens parlent unanimement de « soutien inconditionnel au droit d’IsraĂ«l Ă  protĂ©ger ses citoyens » après les horribles images de violence contre les civils diffusĂ©es par les fiers membres du Hamas. L’armĂ©e israĂ©lienne n’a pas bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un soutien aussi complet et inconditionnel de la part de la communautĂ© internationale depuis l’OpĂ©ration Plomb Durci, soulignent les commentateurs des studios de tĂ©lĂ©vision.

Des appels sont lancés de toutes parts pour tirer profit de la situation et « mettre fin au Hamas ». De nombreux Israéliens, grâce aux efforts de politiciens populistes, ont l’heureuse confiance qu’Israël aurait pu depuis longtemps détruire tous ses ennemis si ses mains n’avaient pas été liées par « toutes sortes d’ONU » et de militants hypocrites des droits de l’homme occidentaux. Par conséquent, le « soutien inconditionnel » de la communauté internationale est perçu comme un feu vert aux représailles les plus brutales – non seulement contre le Hamas, mais contre tous les Palestiniens. 

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Le Hamas affirme qu’il n’y a pas de civils en IsraĂ«l : « ce sont tous des colons et complices de l’occupation. En IsraĂ«l, les opinions « symĂ©triques » sont rĂ©pandues : « il n’y a pas de Palestiniens innocents, ils sont tous complices du terrorisme. » Dès le premier jour de la guerre, le gouvernement a dĂ©cidĂ© de couper l’approvisionnement en Ă©lectricitĂ© et tout autre bien Ă  Gaza. Avant de frapper des immeubles rĂ©sidentiels, l’armĂ©e israĂ©lienne ne tirant dĂ©sormais plus de coups de semonce, le Premier ministre Netanyahou a invitĂ© tous les habitants Ă  quitter la ville de Gaza, promettant de la transformer en ruines.

 

Le ministre de la DĂ©fense Yoav Galant a promis Ă  la population qu’« il n’y aura pas de retour Ă  la situation telle qu’elle Ă©tait » et que l’armĂ©e israĂ©lienne « changera Gaza pour de nombreuses annĂ©es Ă  venir ». Dimanche, le gouvernement a officiellement dĂ©fini l’objectif de la guerre, dont la rĂ©alisation sera considĂ©rĂ©e comme une victoire : « la destruction des capacitĂ©s militaires et administratives du Hamas et du Jihad islamique, afin de les priver de la capacitĂ© et du dĂ©sir de menacer » et nuire aux citoyens d’IsraĂ«l pendant de nombreuses annĂ©es. 

Ă€ la grande dĂ©ception des citoyens en quĂŞte de reprĂ©sailles, le document approuvĂ© ne dit rien sur la destruction complète du Hamas, la rĂ©occupation de Gaza et la restauration du contrĂ´le israĂ©lien sur cette malheureuse bande de terre d’oĂą IsraĂ«l a retirĂ© ses troupes il y a 18 ans. L’objectif affichĂ© diffère peu de ceux de toutes les opĂ©rations militaires passĂ©es Ă  Gaza, Ă  commencer par « Plomb durci », lancĂ©e en 2008 en rĂ©ponse aux tirs incessants de roquettes sur la « ceinture de Gaza ». À cette Ă©poque, Tsahal avait Ă©galement carte blanche de la part des alliĂ©s occidentaux, menait une opĂ©ration terrestre Ă  Gaza, Ă©liminait plus de 700 terroristes et obtenait depuis longtemps une rĂ©duction significative de l’intensitĂ© des bombardements. Mais il n’a pas Ă©tĂ© possible de « priver le Hamas de la capacitĂ© et du dĂ©sir de menacer les citoyens d’IsraĂ«l pendant de nombreuses annĂ©es » – et il n’y a aucune raison de croire que cela soit possible aujourd’hui. 

L’armĂ©e israĂ©lienne a commencĂ© Ă  appeler des centaines de milliers de rĂ©servistes, et la question sur toutes les lèvres est de savoir quand commencera l’opĂ©ration terrestre visant Ă  « nettoyer » Gaza. Cependant, le Hezbollah a menacĂ© d’entrer en guerre si une opĂ©ration terrestre commençait. Les renseignements militaires avertissent depuis longtemps le gouvernement que l’ère des « opĂ©rations militaires limitĂ©es » pour IsraĂ«l est rĂ©volue, que nous sommes menacĂ©s d’une guerre majeure sur plusieurs fronts et que Tsahal n’est pas prĂŞt pour une telle guerre.  

Dans une telle situation, un gouvernement responsable ne se précipiterait pas pour profiter de la « carte blanche » que nous donnent nos alliés stratégiques. Il est difficile de prédire ce que fera le cabinet de Netanyahu.