De nos jours, c’est beaucoup plus long. Pour les habitants, ce n’est pas la principale prĂ©occupation. Ils sont chez eux depuis cinq jours et des menaces terroristes subsistent dans les environs de la ville.
Sderot est devenue un immense cĹ“ur battant du pays après les premiers jours de la guerre. Après la dĂ©faite des terroristes au commissariat de police qu’ils ont attaquĂ© samedi, la ville a changĂ©. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement en première ligne ; les unitĂ©s militaires, les premiers intervenants, les reprĂ©sentants des mĂ©dias et les soldats ont tous convergĂ© ici.
Contrairement aux kibboutzim voisins, Sderot n’a pas été reprise par les terroristes . Au lieu de cela, ils ont attaqué la ville et de nombreux terroristes y ont été tués. Des dizaines de terroristes sont entrées dans le commissariat et ont tué des policiers. Ils ont ensuite été tués et la station détruite. La police opère dans un nouveau lieu temporaire.
Pendant ce temps, les habitants de la ville ont bravé les difficultés. Les kibboutzim voisins, soit une vingtaine de communautés le long de la frontière, ont tous été évacués ; environ 19 000 habitants sont partis. Sdérot, en revanche, attend de voir ce qui va se passer. Le maire Alon Davidi est provocant et a appelé Israël à éliminer enfin la menace du Hamas qui tourmente le Sud depuis si longtemps.
Sderot, mercredi, pourrait ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme le rempart sur lequel la vague terroriste du Hamas s’est brisĂ©e. C’est ici que l’ennemi a tentĂ© de s’emparer du commissariat et de semer la terreur. Cependant, comme nous l’avons constatĂ© en parcourant la ville en parcourant la ville, c’est maintenant devenu un centre de force, d’unitĂ© et de volontariat.
MĂŞme si la ville porte les cicatrices des guerres, comme les impacts des roquettes et la destruction d’un commissariat de police , elle possède toutes les preuves d’un pays en train de s’unir. Sderot a montrĂ© cette dĂ©termination dans le passĂ©. Durant la pĂ©riode prĂ©cĂ©dant le lancement du projet Plomb durci en 2008 et dĂ©but 2009, la ville a Ă©tĂ© bombardĂ©e par des roquettes Qassam. Il souffrait et se sentait seul. Les gens ont fui la ville. C’était aussi une sorte de ville fantĂ´me. Il n’existait alors pas de système de dĂ©fense aĂ©rienne du Dome de fer.
C’est Ă ce moment-lĂ que je suis allĂ© pour la première fois Ă Sderot et que j’ai entendu la sirène d’alerte rouge. Je me suis cachĂ© derrière des voitures et je me suis accroupi sur la route, craignant les roquettes. Mais nous avons aussi chantĂ© des chansons en tant que bĂ©nĂ©voles. J’y Ă©tais en 2008 dans le cadre d’une organisation appelĂ©e Lev Ahad. Aujourd’hui Ă SdĂ©rot, alors que je partais, une nouvelle gĂ©nĂ©ration de volontaires de Lev Ahad arrivait. C’Ă©taient des enfants Ă la fin de l’adolescence et ils venaient faire ce que la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente avait fait : se porter volontaires pour aider la ville.
Sur la route qui sortait de la ville, des hĂ©licoptères volaient et des flottes de voitures de police et d’autres vĂ©hicules de sĂ©curitĂ© allaient et venaient. En chemin, il y avait un parking sur la route de Kiryat Gat, oĂą United Hatzalah avait installĂ© un quartier gĂ©nĂ©ral temporaire. Au loin, des nuages ​​orageux se sont rassemblĂ©s et le soleil a commencĂ© Ă se coucher sur les champs. D’un cĂ´tĂ©, il y avait une impression de paysage toscan, l’heure dorĂ©e du coucher du soleil. Et cela avait un sentiment d’apprĂ©hension.
Alors que je roulais vers la route 6, il y avait des voitures de police Ă l’entrĂ©e de Kiryat Gat. Un policier a placĂ© son fusil M-4 sur le toit de la voiture, scrutant la circulation. Que savait-il que je ne savais pas ? Y avait-il une menace terroriste derrière moi ?
Ce sentiment de malaise est désormais partout. Mais le sentiment de force israélien l’est aussi. De longues files de véhicules militaires affluaient vers le Sud, comprenant des jeeps, de vieux M113 et toutes les ménageries possibles de matériel militaire.
Sur la route 6, la radio annonce des sirènes dans le Nord par crainte d’infiltrations de drones. Il s’agira plus tard d’une fausse alerte. NĂ©anmoins, le sentiment d’une guerre croissante se faisait sentir sur l’autoroute Ă mesure que l’obscuritĂ© s’installait. Combien de temps faudrait-il pour atteindre la route 3, me demandais-je. Combien de temps avant JĂ©rusalem ?
J’avais alors envie d’ĂŞtre de retour Ă Sderot, avec les premiers intervenants et les volontaires, la communautĂ© se rassemblant pour la longue guerre.





