Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a dĂ©clarĂ© aujourd’hui dans une interview Ă la radio 103FM qu’il ne voulait pas jeter de la poussière aux yeux des familles des personnes enlevĂ©es et promettre un accord qui, Ă son avis, n’arrivera pas. « Nous n’abandonnerons jamais et ne libĂ©rerons jamais des centaines et des milliers de terroristes. »
Selon Smotrich, l’accord prĂ©cĂ©dent a Ă©tĂ© conclu grâce à « l’unitĂ©, la dĂ©termination et la poigne de fer de l’armĂ©e ». « Lorsque nous faisons preuve d’un grand zèle Ă Sinwar, il ne que fait renforcer sa position, renforçant ses pensĂ©es selon lesquelles il est proche de la victoire. Il y a des lignes rouges qu’on ne peut pas franchir », a-t-il soulignĂ©.Â
« Nous ne pouvons pas participer Ă la fin de la guerre et Ă la libĂ©ration massive des terroristes. Les dĂ©cisions que nous prenons aujourd’hui dĂ©termineront l’existence du pays pour les dĂ©cennies Ă venir. À mon avis, il n’y aura pas d’accord », a rĂ©sumĂ© le ministre des Finances. En fait, le ministre des Finances s’est Ă©galement opposĂ© au premier accord, mais a finalement « renoncĂ© Ă ses principes » : seul Ben-Gvir a votĂ© contre.
Smotrich critique dĂ©sormais le comportement de Ben-Gvir. « Cela ne sert Ă rien de courir partout dans les studios de tĂ©lĂ©vision et de rĂ©pandre des menaces. Mes lignes rouges sont connues et il n’est pas nĂ©cessaire de les agiter. Je respecte et apprĂ©cie Itamar, mais j’agis diffĂ©remment. Ce n’est pas ainsi que se construisent les partenariats. Rester sur la ligne rouge toute la journĂ©e et avertir n’est pas un partenariat dans lequel vous pouvez participer », a dĂ©clarĂ© Smotrich.Â
Un jour plus tôt, le chef de l’opposition, Yair Lapid , avait déclaré qu’il était prêt à rejoindre le gouvernement de Netanyahu pour couvrir et mettre en œuvre un accord d’échange d’otages au cas où Ben-Gvir et Smotrich quitteraient le gouvernement .
La dĂ©claration de Lapid dit : « Nous soutiendrons le gouvernement dans tout accord qui ramènera les personnes enlevĂ©es Ă leurs familles. »Â
« La première clause du contrat entre l’État et ses citoyens stipule que l’État est responsable de leur vie. Cet accord a été violé le 7 octobre. Nous n’avons aucun moyen de ressusciter nos morts, mais nous devons ramener chez eux ceux qui ont été kidnappés, sinon quelque chose de très important dans notre relation se brisera, dans la confiance fondamentale entre les citoyens et le gouvernement. Cela ne devrait pas arriver », a déclaré le chef de Yesh Atid.





