Hier, Nasreen Youssef a dĂ©clarĂ© qu’elle ne participerait pas Ă la cĂ©rĂ©monie. « C’est un grand honneur, mais je pense qu’il y a des gens plus dignes. Je n’ai pas fait ce que j’ai fait pour allumer une torche. Mon mari et moi en avons dĂ©cidĂ© ainsi, mĂŞme si c’est un grand honneur. Ceci est notre État, et nous le servirons avec ou sans torches », a-t-elle Ă©crit dans une lettre Ă Miri Regev, directrice des cĂ©rĂ©monies du Jour de l’IndĂ©pendance.
Cependant, des proches de la famille ont dĂ©clarĂ© que Nasreen avait reçu des menaces et ils ont dĂ©cidĂ© de ne pas prendre de risques. Selon Ynet, le message selon lequel Nasreen Youssef avait Ă©tĂ© choisie pour participer Ă la cĂ©rĂ©monie aux flambeaux a provoquĂ© une rĂ©action loin d’ĂŞtre unanime au sein du Moshav – les membres de l’unitĂ© de rĂ©ponse rapide ont accusĂ© la femme de tromperie et d’exagĂ©rer son rĂ´le dans les Ă©vĂ©nements du 7 octobre.
Au moment de l’attaque, Nasreen se trouvait dans la maison avec son mari et ses quatre enfants. Le mari a immĂ©diatement enfilĂ© son uniforme militaire et est allĂ© dĂ©fendre le village, affirmant qu’il prĂ©fĂ©rait « mourir comme un soldat et non comme une souris dans une cave ».
La femme a appris que le premier terroriste avait Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© Ă Yated et, malgrĂ© les tirs dans le moshav, elle est allĂ©e l’interroger en arabe. Elle s’est comportĂ©e avec beaucoup de courage et a forcĂ© le terroriste Ă dire combien il y en avait et oĂą se trouvaient les autres. Cette information a grandement aidĂ© la dĂ©fense de Yated. Les mĂ©dias ont ensuite fait un titre accrocheur : « Une femme a sauvĂ© un moshav entier », mĂŞme si cet exploit a Ă©galement Ă©tĂ© accompli par les hommes du dĂ©tachement de sĂ©curitĂ©.Â
Miri Regev a dĂ©clarĂ© aujourd’hui qu’elle respectait la dĂ©cision de Nasrin Youssef. « Je salue Nasreen et son mari Iyad, qui ont risquĂ© leur vie pour protĂ©ger les citoyens », a-t-elle dĂ©clarĂ©, demandant Ă la commission organisatrice de la cĂ©rĂ©monie de trouver un autre candidat digne.






