Hassan Nasrallah prĂ©dit un « abĂ®me » pour IsraĂ«l. Mais il n’est pas le seul…

Nasrallah a prononcé un discours tĂ©lĂ©visĂ© et a dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l Ă©tait confrontĂ© Ă  un dilemme entre la dĂ©faite et l’abĂ®me de la guerre Ă  Gaza.

« S’ils arrĂŞtent la guerre, ce sera une dĂ©faite majeure, et ils glisseront dans l’abĂ®me s’ils poursuivent la bataille militaire », a dĂ©clarĂ© Nasrallah sur la chaĂ®ne Al-Manar.

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Il a qualifiĂ© le massacre du 7 octobre de « chance de relancer la cause palestinienne ». Il a Ă©galement dĂ©clarĂ© qu’IsraĂ«l avait perdu un millier et demi de soldats et qu’il cachait ses pertes.

Nasrallah a également promis que les habitants du nord d’Israël ne rentreraient pas chez eux tant que la guerre à Gaza se poursuivrait.

Non seulement les ennemis, mais aussi les amis sont d’accord avec les énormes problèmes d’Israël.

En particulier, deux personnes de confiance ont publié un rapport de Haaretz (média de gauche) dont il ressort qu’Israël a peu de chances de célébrer son centenaire en tant qu’État indépendant.

Les auteurs des prĂ©visions sont Eugene Kendall et Ron Suhr. Kendall a Ă©tĂ© pendant de nombreuses annĂ©es Ă  la tĂŞte du Conseil Ă©conomique national du bureau du Premier ministre et l’un des proches du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Tsur Ă©tait un membre Ă©minent de la Commission de l’Ă©nergie atomique et chef du Bureau de rĂ©forme de la Commission de la fonction publique.

La conclusion des auteurs du document est la suivante : Israël est confronté à un avenir sombre. « Un échec complet du système gouvernemental, pas un échec fondamental de certaines parties du système gouvernemental, mais un effondrement du système dans son ensemble », écrivent les auteurs.

« Sous le régime politique actuel en Israël, il n’y a aucun moyen d’arrêter la guerre interne », disent-ils. Le fossé entre les camps est trop grand pour être comblé, c’est pourquoi ils prédisent qu’avec la fin de la guerre, la lutte interne qui divise reprendra avec force.

Ils prédisent également un exode massif de la population active du pays, avec trois groupes de population vivant aux dépens des autres : les ultra-orthodoxes, les Arabes et les « colons ».

À long terme, Israël n’a aucune chance de devenir une démocratie libérale. Après le départ des élites, le pays se dégrade en termes de haute technologie. Ce sera la fin du rêve sioniste.

Ils ont juste oubliĂ© ces citations de Ben Gourion qui aujourd’hui sont toujours d’actualitĂ© :

 » En Israel, celui qui ne croit pas aux miracles, n’est plus rĂ©aliste »

« Notre avenir ne dĂ©pend pas de ce que diront les Gentils, mais de ce que feront les Juifs !  » – Discours du dĂ©filĂ© du Jour de l’IndĂ©pendance de 1955

« Ne nous enivrons pas de victoire. Pour beaucoup de gens, et pas seulement entre nous, cela semble ĂŞtre un miracle : une petite nation de 700 000 habitants (au dĂ©but de la campagne, ils n’Ă©taient que 640 000) s’est dressĂ©e contre six nations au nombre de six. Cependant, aucun d’entre nous ne sait si l’épreuve du sang est encore terminĂ©e. Les forces ennemies dans les pays voisins et dans le monde en gĂ©nĂ©ral ne dĂ©sespèrent pas encore de leur plan visant Ă  anĂ©antir IsraĂ«l sur son propre territoire ou, du moins, Ă  le rĂ©duire. ses frontières, et nous ne savons pas encore si la rĂ©cente guerre que nous avons menĂ©e dans le NĂ©guev et qui s’est terminĂ©e par la victoire de Tsahal est la dernière bataille ou non, et tant que nous ne pouvons pas ĂŞtre sĂ»rs d’avoir gagnĂ© la dernière bataille, ne nous glorifions pas. – janvier 1949

Aux Européens et la Shoah :

« Qu’avez-vous fait de nous, peuples Ă©pris de libertĂ©, gardiens de la justice, dĂ©fenseurs des hauts principes de la dĂ©mocratie et de la fraternitĂ© des hommes ? Qu’avez-vous laissĂ© perpĂ©trer contre un peuple sans dĂ©fense alors que vous vous teniez Ă  l’Ă©cart et le laissiez saignez Ă  mort, sans offrir aide ou secours, sans appeler les dĂ©mons Ă  s’arrĂŞter, dans le langage du châtiment qu’ils seuls comprendraient. Pourquoi profanez-vous notre douleur et notre colère avec des expressions vides de sympathie qui rĂ©sonnent comme une moquerie dans les oreilles, des millions de damnĂ©s dans la maison de torture de l’Europe nazie ? Pourquoi n’avez-vous mĂŞme pas fourni d’armes Ă  nos rebelles du ghetto , comme vous l’avez fait pour les partisans et les combattants clandestins d’autres nations ? Pourquoi ne nous avez-vous pas aidĂ© Ă  Ă©tablir des contacts avec eux ? comme vous l’avez fait dans le cas des partisans en Grèce et en Yougoslavie et des mouvements clandestins ailleurs ? Si, ​​au lieu de Juifs, des milliers de femmes, d’enfants et de personnes âgĂ©es anglaises, amĂ©ricaines ou russes avaient Ă©tĂ© torturĂ©es chaque jour, brĂ»lĂ©es vives, asphyxiĂ©es dans chambres Ă  gaz, auriez-vous agi de la mĂŞme manière ? – septembre 1944

Sur le sort des Juifs européens

« Quiconque ne voit pas Ă  quoi les Juifs sont confrontĂ©s est aveugle et n’est ni juif ni ĂŞtre humain. Tout d’abord, les Juifs ne sont pas Ă  leur place. Après la guerre, chaque collectif juif de chaque pays aura Ă©tĂ© dĂ©placĂ©. La communautĂ© juive amĂ©ricaine est installĂ©e lĂ  oĂą elle se trouve, mais nous ne parlons que de la communautĂ© juive europĂ©enne, des Juifs des pays sous Hitler. Il est vrai que cela est Ă©galement arrivĂ© Ă  d’autres peuples, dans une certaine mesure, les Polonais et les Tchèques ont Ă©tĂ© dĂ©placĂ©s, et c’est Ă©galement le cas aujourd’hui mais cela ne leur est pas arrivĂ© dans la mĂŞme mesure. [Les nazis] n’ont pas dĂ©placĂ© l’ensemble du peuple français. Cependant, il est possible de dĂ©placer l’ensemble du peuple juif français, l’ensemble de la communautĂ© juive nĂ©erlandaise et roumaine. Ils peuvent aussi tous les assassiner. Je ne sais pas si les Juifs survivront après Hitler. Mais si la guerre mondiale prend fin, [les membres des autres peuples] retourneront chez eux et dans leurs villes, et les Juifs n’auront nulle part oĂą aller.  Il ne restera plus aucun souvenir de leurs maisons, de leurs magasins et de leurs propriĂ©tĂ©s. » – Octobre 1942