Siegel Yana Itzkovits, 33 ans, originaire d’Herzliya, soupçonnĂ©e du meurtre de son fils Liam, âgĂ© de 6 ans , a fait l’objet aujourd’hui (jeudi) d’une enquĂŞte prĂ©liminaire approfondie, a reconnu ses actes, dont elle Ă©tait au courant, et a racontĂ© en dĂ©tail aux enquĂŞteurs la sĂ©quence des Ă©vĂ©nements. Elle a racontĂ© comment elle avait commis le meurtre de l’enfant et comment elle avait abattu le chien de la famille, en donnant des dĂ©tails prĂ©cis. Ă€ la fin de l’enquĂŞte, elle a Ă©tĂ© adressĂ©e au psychiatre du district pour examen, et en mĂŞme temps la police vĂ©rifie s’il y a des rĂ©sidus de drogue dans son sang.
Hier, sa dĂ©tention a Ă©tĂ© prolongĂ©e de 9 jours, lors d’une audience tenue au tribunal de première instance de Tel Aviv en son absence. Un avocat a dĂ©clarĂ© Ă News 13 qu’il s’agissait d’une « affaire dĂ©chirante ». Il a ajoutĂ© : « Nous sommes au dĂ©but d’une procĂ©dure difficile, triste et très douloureuse. Nous n’avons pas encore appris ce qui s’est passĂ© et nous avons un long chemin Ă parcourir. Je crois que beaucoup de choses deviendront claires plus tard. »

Le corps de l’enfant a Ă©tĂ© retrouvé dans un appartement de la rue Khalil Ă Herzliya, avec de graves signes de violence, Ă cĂ´tĂ© du corps du chien de la famille, qu’elle aurait Ă©galement poignardĂ© Ă mort. Peu de temps auparavant, la suspecte avait Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©e avec une hache dans le centre commercial Seven Stars de la ville, après avoir attaquĂ© un agent de sĂ©curitĂ© et s’ĂŞtre promenĂ©e dans les environs, hĂ©bĂ©tĂ©e, avec des taches de sang sur le corps. C’est la grand-mère du garçon qui a retrouvĂ© le corps et a signalĂ© l’incident Ă la police. Le père de l’enfant et la compagne du suspect n’Ă©taient pas sur les lieux au moment des faits.
Avant d’ĂŞtre arrĂŞtĂ©e, la suspecte est arrivĂ©e au centre commercial « Seven Stars », oĂą elle a attaquĂ© un agent de sĂ©curitĂ© avec la hache qu’elle portait. Dans les documents de la scène, on peut voir l’attaque et les moments qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ©e, dans lesquels on voit la mère se promener pieds nus, couverte de sang, s’approcher des passants et agir violemment.

Le PDG du Conseil de protection de l’enfance, l’avocat Vared Vindman, a dĂ©clarĂ© hier : « Le meurtre d’enfants par leurs parents est un phĂ©nomène que le public a du mal Ă accepter, principalement en raison de la façon dont nous percevons la relation entre parent et enfant comme un sentiment de protection de la maison comme lieu protĂ©gĂ©. Et en mĂŞme temps, c’est un phĂ©nomène dont l’ampleur n’est pas nĂ©gligeable. Entre 2012 et 2022, 39 enfants ont Ă©tĂ© assassinĂ©s par un membre de leur famille. Et depuis lors, il y a eu davantage de dĂ©cès d’enfants soupçonnĂ©s d’ĂŞtre le rĂ©sultat d’abus, de nĂ©gligence ou de meurtre, y compris dans le cas actuel.
« Il est important de dire que les circonstances de l’affaire actuelle font toujours l’objet d’une enquĂŞte », a-t-elle ajoutĂ©. « Cependant, d’une manière gĂ©nĂ©rale, on peut dire que mĂŞme s’il n’est pas toujours possible d’empĂŞcher complètement ce terrible phĂ©nomène de meurtre d’enfants par leurs parents, il est certainement possible de le rĂ©duire et de sauver des vies en identifiant les signaux de dĂ©tresse et de communication entre les diffĂ©rentes parties ayant un lien avec l’enfant et ses parents. A plusieurs reprises, il s’est avĂ©rĂ© rĂ©trospectivement qu’il y avait une partie qui a reçu les diffĂ©rentes pièces du puzzle de chacun des organismes qui connaissent l’enfant et ses parents : Ă©ducation, santĂ© mentale, protection sociale et police – il aurait peut-ĂŞtre Ă©tĂ© possible de dresser un tableau d’ensemble qui aurait pu allumer un feu rouge et eviter cette tragedie. »
« Pour ajouter Ă la tragĂ©die, comme dans d’autres cas liĂ©s Ă des atteintes aux enfants, Ă©galement dans le contexte de la prĂ©vention du meurtre d’enfants, il existe dĂ©jĂ des plans formulĂ©s par les Ă©lĂ©ments professionnels des ministères gouvernementaux, y compris un projet de loi critique qui rĂ©glemente le transfert des informations entre les autoritĂ©s. Cependant, cela n’a jamais Ă©tĂ© mis en Ĺ“uvre. Ce manque coĂ»te la vie Ă des enfants. Si le gouvernement et la Knesset n’agit pas pour promouvoir une lĂ©gislation sur le sujet et pour mettre en Ĺ“uvre les importantes recommandations professionnelles formulĂ©es il y a plus de dix ans, la tragĂ©die continuera de hanter les familles . »





