Deux messages opposĂ©s viennent simultanĂ©ment d’Iran : l’un est plus ou moins apaisant et le second est belliqueux. Le porte-parole du ministère des Affaires Ă©trangères de la RĂ©publique islamique, Nasser Kanaani, a dĂ©clarĂ© lundi que « l’Iran ne cherche pas l’escalade, mais est obligĂ© de punir IsraĂ«l pour l’Ă©limination d’Ismail Haniyeh afin d’éviter une plus grande instabilitĂ© dans la rĂ©gion ».
Nous pouvons en conclure que l’attaque ne sera pas beaucoup plus importante que ce que nous avons vu en avril.
« L’Iran a le droit d’arrĂŞter et de punir IsraĂ«l pour son crime. Les mesures politiques et juridiques appropriĂ©es ont Ă©tĂ© prises et nous attendons une action de la part de l’ONU. Le meurtre de Haniyeh constitue une violation du droit international », a dĂ©clarĂ© un porte-parole du ministère des Affaires Ă©trangères.
Le chef du Corps des Gardiens de la révolution islamique, une structure parallèle à l’État qui contrôle tout en Iran, comme les SS dans l’Allemagne nazie, a proféré des menaces plus sérieuses.
Hussein Salami a dĂ©clarĂ© aux journalistes qu’IsraĂ«l creusait sa propre tombe par ses actions. « Ils seront touchĂ©s. Ils comprendront qu’ils ont commis une erreur. Les IsraĂ©liens font toujours des erreurs. Ils verront oĂą, quand et comment ils obtiendront la rĂ©ponse », a dĂ©clarĂ© Salami.
« Les IsraĂ©liens pensent qu’en tuant des scientifiques nuclĂ©aires dans un autre pays et en l’empĂŞchant d’Ă©voluer vers une technologie nuclĂ©aire pacifique, en tuant les dirigeants d’un groupe de rĂ©sistance, ils prolongeront leur existence », a dĂ©clarĂ© le chef du CGRI.
Peut-être que le CGRI fait pression pour une action militaire plus dure contre Israël, et que les dirigeants politiques remettent en question l’opportunité d’une telle mesure.





