AprĂšs une longue lutte, les familles ont obtenu de Tsahal les enregistrements des communications de leurs filles. AprĂšs les avoir Ă©coutĂ©s, elles ont demandĂ© Ă comprendre pourquoi les enregistrements des heures critiques avant le massacre du Hamas nâont pas Ă©tĂ© fournis : « Si ce nâest pas une erreur, câest un profond dĂ©sespoir ».
Les familles des opératrices de surveillance tombées au poste de Nahal Oz le 7 octobre ont reçu ce soir (lundi) de Tsahal les enregistrements des communications de leurs filles, aprÚs une longue bataille.
Les familles ont dĂ©clarĂ© que les enregistrements fournis par Tsahal sâarrĂȘtaient Ă 4h48 du matin le 7 octobre. Des membres de la famille ayant parlĂ© avec Kan News ont contactĂ© les officiers en charge des familles endeuillĂ©es pour comprendre pourquoi les enregistrements des heures critiques prĂ©cĂ©dant le massacre nâont pas Ă©tĂ© transmis.
« Nous nous Ă©tions prĂ©parĂ©s mentalement, nous attendions ce moment depuis plus dâun an, et finalement, les heures critiques manquent dans les enregistrements transmis. Si ce nâest pas une erreur, câest un dĂ©sespoir profond », ont-ils dĂ©clarĂ©.
Lâavocat Gilad Yitzhak Bar-Tal, reprĂ©sentant les familles, a dĂ©clarĂ© :
« Tsahal nâa transmis que des enregistrements partiels aux familles des opĂ©ratrices de surveillance. Le dĂ©sespoir est immense et insupportable. Malheureusement, Tsahal continue de traiter les familles avec mĂ©pris. Ce soir, bien quâil ait Ă©tĂ© annoncĂ© que les enregistrements demandĂ©s seraient transmis, Tsahal nâa transmis que des fragments. »
Selon lâavocat, les enregistrements couvrent la journĂ©e du vendredi 6 octobre, jusquâĂ environ 18h30, ainsi que la nuit du samedi 7 octobre, jusquâĂ 12 minutes avant 5h du matin. « Tous les autres enregistrements nâont pas Ă©tĂ© transmis aux familles. Nous souhaitons clarifier : la requĂȘte sera examinĂ©e par la Cour suprĂȘme. La gestion de Tsahal et ces enregistrements partiels ne mettront pas fin Ă la procĂ©dure. »
Shahar, sĆur de la sergente-chef Shay Asheram, lâune des opĂ©ratrices tombĂ©es lors du massacre de Simhat Torah, a dĂ©clarĂ© ce soir lors dâune interview avec Kan 11 :
« Il y a une colÚre immense contre la gestion de Tsahal. Il a échoué le 7 octobre, et il échoue chaque jour. »
La famille Asheram a déclaré ce soir, aprÚs avoir écouté les enregistrements :
« Nous avons entendu Shay rapporter lors de son dernier service – le vendredi 6 octobre au matin – avec le professionnalisme et le dĂ©vouement qui ont marquĂ© tout son service. Nous lâavons entendue rire, alors que la derniĂšre fois que nous lui avions parlĂ©, elle pleurait et avait peur le matin du 7 octobre. »
« Il est regrettable que nous n’ayons pu entendre sa voix quâaprĂšs une bataille de plus dâun an, y compris une requĂȘte devant la Cour suprĂȘme. Ce qui est le plus important maintenant, câest de ramener les camarades de Shay qui sont encore captives : Liri, Agam, Daniela, Karina et Naama, ainsi que tous les otages. »
Des soldates oubliées
Au poste de Nahal Oz, le 7 octobre, sont tombĂ©es les opĂ©ratrices de surveillance suivantes : Aviv Hajaj, YaĂ«l Leibuschor, Noa Price, Shay Asheram, Hadar Cohen, Roni Eshel, Shakhaf Nisani, Shirat Yam Amar, Maya Vialobo Pollo, Shirel Mor, Yam Glass, Shira Shokhat, Noam Avramovitch, Adi Landman et Shir Eilat. LâopĂ©ratrice Noa Marciano a Ă©tĂ© kidnappĂ©e depuis le poste et assassinĂ©e par des terroristes du Hamas.
Cinq opĂ©ratrices de surveillance sont toujours dĂ©tenues par le Hamas : Karina AraĂŻev, Naama Levy, Liri Elbag, Agam Berger et Daniela Gelboah. LâopĂ©ratrice Uri Magidish, Ă©galement enlevĂ©e depuis le poste, a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©e de captivitĂ© par les forces de sĂ©curitĂ© 23 jours aprĂšs son enlĂšvement.
En mai dernier, lâĂ©mission « Seder Yom » sur Kan Reshet B a publiĂ© les enregistrements des communications de la sergente YaĂ«l Leibuschor, tombĂ©e dans le poste ce mĂȘme samedi. Le matin du 7 octobre, elle Ă©tait de service dans la salle de contrĂŽle, oĂč elle a fait preuve dâun courage remarquable, rapportant avec sang-froid les premiers moments de la guerre : le bombardement des barriĂšres, la traversĂ©e de la clĂŽture par les terroristes, et jusquâĂ lâinfiltration dans le poste.
La zone sous la responsabilitĂ© de YaĂ«l Ă©tait le secteur le plus proche du poste de Nahal Oz et du kibboutz adjacent. Pendant 25 minutes, elle a rapportĂ© ce quâelle voyait, jusquâĂ ce quâĂ 6h54, les terroristes de la brigade Nukhba infiltrent le poste et dĂ©sactivent ses moyens dâobservation. Ces 25 minutes mettent en Ă©vidence la gravitĂ© des manquements, lâabsence de prĂ©paration et le mĂ©pris pour les avertissements des opĂ©ratrices de surveillance.






