Débat au sommet sur l’opération des bips : Le chef du Mossad contredit Gallant

Lors d’une conférence à l’université Reichman, Dedi Barnea, chef du Mossad, a dévoilé de nouveaux détails sur l’opération des bips menée en septembre dernier contre le Hezbollah. Selon lui, cette opération a marqué un tournant décisif dans la guerre au nord d’Israël.

Un tournant stratégique dans la guerre contre le Hezbollah

Barnea a affirmé que l’opération avait « brisé l’esprit du Hezbollah », insistant sur le fait que les milliers d’appareils utilisés contenaient moins d’explosifs qu’une mine classique. Il a révélé que le premier lot de 500 bips avait été envoyé au Liban quelques semaines avant l’attaque du 7 octobre.

Contrairement aux déclarations de l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, qui estimait que l’opération aurait dû être lancée dès le 11 octobre, Barnea a soutenu que son déclenchement tardif avait permis de maximiser son impact. Selon lui, au moment de l’exécution, « dix fois plus d’appareils bips et deux fois plus de dispositifs de communication ont été détruits par rapport à ce qui était disponible au début de la guerre ».

Les dons sont la bienvenue en cette situation particulièrement difficile  :

https://infos-israel.news/soutenez-infos-israel-news/

Une décision prise à contre-courant

Le chef du Mossad a précisé que le Premier ministre avait pris la décision de lancer l’opération en septembre, malgré l’avis majoritaire lors des discussions sécuritaires. Il a insisté sur l’efficacité de cette stratégie, tout en rappelant que la mission n’était pas encore accomplie : « Nous avons un devoir moral suprême : ramener tous les otages, vivants ou morts, des tunnels de l’enfer ».

Cette déclaration alimente la controverse autour des décisions militaires post-7 octobre, notamment les désaccords entre hauts responsables israéliens sur la gestion stratégique du conflit.