Tensions Ă la frontière sud : IsraĂ«l a adressĂ© une demande officielle Ă l’Égypte et aux États-Unis pour entamer un processus de dĂ©mantèlement des infrastructures militaires construites par l’armĂ©e Ă©gyptienne dans le SinaĂŻ, jugĂ©es contraires Ă l’accord de paix.
Un haut responsable de la sĂ©curitĂ© israĂ©lien a qualifiĂ© ces actions Ă©gyptiennes de « violation significative » du volet sĂ©curitaire de l’accord. Selon lui, l’entrĂ©e de forces militaires au-delĂ des quotas autorisĂ©s par l’accord n’est qu’un « moindre problème », car il est possible de retirer les chars. Toutefois, il a soulignĂ© que la question figure en tĂŞte des prioritĂ©s du ministre de la DĂ©fense, IsraĂ«l Katz, qui insiste pour que l’on y accorde une attention particulière.
IsraĂ«l veut prĂ©server l’accord de paix
Le responsable a affirmé qu’Israël souhaite maintenir l’accord de paix avec l’Égypte et ne prévoit pas de modifier son propre déploiement militaire à la frontière. Cependant, il a également précisé qu’Israël « ne tolérera pas la situation actuelle ».
Menace croissante du « Hamas extérieur »
Dans un tout autre registre, le responsable israélien a évoqué la montée en puissance du « Hamas extérieur » dans plusieurs pays, notamment en Syrie, où le danger d’activités terroristes est en augmentation.
Il a révélé qu’Abu Mohammad al-Joulani, nouveau dirigeant de la Syrie, a libéré des dirigeants du Hamas et du Jihad islamique emprisonnés sous le régime de Bachar el-Assad. À leur sortie, ces chefs terroristes menacent désormais directement Israël.
Pour faire face Ă ce danger, IsraĂ«l a Ă©tabli une zone de sĂ©curitĂ© Ă l’est du plateau du Golan, large d’environ 18 km et longue de 80 km. Neuf postes militaires importants ont Ă©tĂ© construits dans cette zone, dont le principal est situĂ© au mont Hermon.
« Tsahal restera dans ces zones jusqu’à nouvel ordre. L’armée servira de barrière entre les ennemis et les citoyens israéliens. Il n’est pas question de revenir à la situation d’avant le 7 octobre », a conclu le responsable.





