L’Iran frappé par une crise hydrique majeure : le barrage de Karaj hors service

L’agence iranienne Tasnim News a annoncé que le barrage de Karaj, l’un des plus importants ouvrages hydrauliques du pays, a été déconnecté du réseau électrique national en raison d’une chute critique de son niveau d’eau. Selon les responsables du ministère iranien de l’Énergie cités par l’agence, le niveau est tombé en dessous du seuil de sécurité nécessaire au fonctionnement des turbines.
Source : https://www.tasnimnews.com/

Le barrage de Karaj, situé dans la province d’Alborz, fournit habituellement de l’eau potable à plusieurs millions d’habitants du Grand Téhéran et joue un rôle clé dans la production hydroélectrique. Les médias locaux, comme Iran International, soulignent que cette rupture de service arrive après des mois de sécheresse extrême, aggravée par une mauvaise gestion chronique de l’eau, la surexploitation des nappes phréatiques et la construction d’infrastructures inadaptées sous les gouvernements successifs.
Source : https://www.iranintl.com/

Selon les données de l’Organisation météorologique iranienne, les précipitations dans le pays ont chuté de plus de 40 % par rapport à la moyenne annuelle. Dans certaines régions, la baisse atteint même 60 %. Cette sécheresse prolongée touche particulièrement les provinces d’Ispahan, du Khouzestan et de Yazd, où les populations manifestent régulièrement contre les pénuries.
Source : https://www.irimo.ir/

Dans son rapport annuel, Human Rights Watch rappelait déjà que l’Iran fait face à « une crise de l’eau largement auto-infligée » : détournements abusifs, barrages construits à des fins politiques, agriculture non durable et absence de planification nationale.
Source : https://www.hrw.org/

La coupure du barrage de Karaj a eu des répercussions immédiates : plusieurs districts de Téhéran subissent des coupures d’eau prolongées, tandis que des responsables municipaux évoquent la possibilité de rationnements si la situation ne s’améliore pas. Les autorités tentent de rassurer la population, mais les experts cités par Radio Farda estiment que la situation pourrait s’aggraver dans les prochaines semaines en raison de l’absence de pluie prévue.
Source : https://www.radiofarda.com/

Pour Israël, cette nouvelle confirme la fragilité structurelle de l’Iran. Alors que le régime investit des milliards dans son programme nucléaire et ses milices régionales, il peine à garantir l’accès à l’eau potable à sa population. Les services de renseignement israéliens suivent de près cette crise, qui pourrait déclencher des troubles internes importants et limiter la capacité de l’Iran à stabiliser ses réseaux régionaux.

La crise du barrage de Karaj rappelle surtout une vérité simple : l’Iran est au bord d’une catastrophe hydrique majeure. Avec la croissance démographique, l’effondrement des nappes phréatiques, les températures record et l’incompétence bureaucratique, le pays s’approche d’un point de non-retour. Les spécialistes préviennent que plusieurs régions pourraient devenir inhabitables dans les décennies à venir si aucune réforme drastique n’est engagée.

À l’heure où le régime dépense des fortunes pour projeter sa puissance au Moyen-Orient, la population iranienne fait face à un ennemi bien plus immédiat : la soif. Une crise silencieuse mais explosive, susceptible de changer en profondeur l’équilibre interne du pays — et d’ébranler ses ambitions régionales.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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