Rafah : Tsahal élimine quatre terroristes dans une opération souterraine alors que la traque se resserre

La nuit dernière à Rafah, Tsahal a de nouveau frappé au cœur du réseau souterrain du Hamas. Quatre terroristes ont été éliminés après être sortis d’un tunnel actif repéré dans la zone est de la ville. L’opération, menée par les forces de la 143e division de Gaza et appuyée par l’aviation israélienne, s’inscrit dans la traque méthodique des cellules armées encore actives dans le sud de la bande. Alors que les médias arabes évoquent la possible neutralisation d’un commandant local du Hamas, l’armée reste prudente, mais affirme : « Les forces sont déployées conformément à l’accord et continueront d’éliminer toute menace immédiate ».

L’incident, rapporté par plusieurs médias israéliens et confirmé par l’armée, a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche. En repérant un mouvement suspect à proximité d’un axe souterrain déjà cartographié, les observateurs ont identifié quatre terroristes sortant du tunnel, probablement dans le but de réorganiser une cellule locale. Le guidage aérien a permis une frappe chirurgicale, éliminant la totalité du groupe avant leur dispersion.

Les premières informations laissent penser qu’il pourrait s’agir du commandant régional de Rafah-Est et de son adjoint — deux figures impliquées dans l’implantation de réseaux de tunnels destinés à des attaques contre Israël et dans la fortification de complexes souterrains en violation des accords en vigueur. Pour l’heure, le porte-parole de Tsahal refuse de confirmer l’identité exacte des éliminés, et les investigations se poursuivent dans le secteur.

Les images publiées par les médias locaux et les images d’archives, dont celles de Srogim (source réelle), rappellent l’ampleur de la bataille souterraine menée par Israël. Ce n’est pas un incident isolé : 33 terroristes ont été éliminés en une semaine dans la même zone, tous repérés sortant du même réseau souterrain, ainsi que huit autres arrêtés puis transférés en Israël pour interrogatoire. Ce tunnel, décrit par plusieurs analystes comme « l’un des derniers centres de commandement opérationnels du Hamas à Rafah », constitue un axe critique que Tsahal s’emploie à neutraliser depuis des mois.

Cette intensification de la traque intervient dans un contexte politique et militaire particulièrement tendu. L’accord en vigueur prévoit une cessation progressive de l’activité offensive dans les zones sécurisées, mais la présence de cellules armées, y compris des commandants de haut rang, démontre que le Hamas utilise toujours les tunnels pour contourner, saboter ou retarder les arrangements en cours. Du point de vue israélien, ces violations répétées légitiment les opérations ciblées.

La division 143, en charge du secteur sud, opère selon une stratégie combinée — coups de boutoir aériens, incursions rapides et usage accru des renseignements fournis par les unités spéciales — afin d’empêcher toute reconstitution de capacités militaires. Les officiers sur place le répètent : « Tant qu’un tunnel respire, un attentat peut être préparé ». La philosophie opérationnelle est donc simple : identification, neutralisation, contrôle de zone, sans laisser d’espace au retour des structures terroristes.

Certaines sources militaires soulignent que la présence d’un potentiel commandant à l’intérieur du tunnel pourrait indiquer que le Hamas tente de créer une nouvelle zone de commandement à Rafah, principalement pour conserver une forme d’autorité locale face au processus politique en cours. D’autres analystes estiment que la dispersion des cadres terroristes au sud témoigne d’une fuite organisée des hauts responsables, cherchant à perdre Tsahal dans le dédale des infrastructures souterraines.

Ce tunnel, précisément, attire l’attention internationale depuis plusieurs semaines. Selon des évaluations publiées par Reuters et reprises par plusieurs médias israéliens, il s’agirait d’un axe stratégique relié à des dépôts d’armes, des systèmes de communication et potentiellement des caches d’otages, aujourd’hui évacuées. Les recherches conduites avec l’aide de moyens technologiques avancés permettent de cartographier des segments supplémentaires chaque jour, confirmant l’ampleur du réseau.

L’opération d’hier soir n’a donc rien d’anecdotique : elle s’inscrit dans une logique stratégique plus large, visant à empêcher la reconstitution du Hamas à un moment où la communauté internationale exerce une pression croissante pour stabiliser la région. Dans ce contexte, les unités israéliennes opérant à Rafah se trouvent dans une position délicate : respecter les termes de l’accord sécuritaire tout en neutralisant des menaces en constante mutation.

Pour Israël, la menace souterraine est l’un des plus grands défis sécuritaires de la région depuis une décennie. Les tunnels de Rafah ont servi à l’acheminement d’armes, de combattants, d’explosifs et ont été utilisés pour des attentats transfrontaliers. Chaque structure neutralisée constitue non seulement un gain militaire, mais aussi un gain politique, renforçant l’argument israélien face à ceux qui exigent un retrait précipité du sud de Gaza.

Du côté du Hamas, la communication officielle reste silencieuse. Les chaînes affiliées évoquent un « bombardement injustifié », mais évitent de mentionner les identités des hommes éliminés — ce qui, selon des analystes sécuritaires, confirme souvent la perte de figures importantes. Plusieurs correspondants arabes basés au Caire parlent « d’un nouvel effondrement du réseau opérationnel » dans cette zone.

Sur le plan régional, cette opération survient alors que les discussions au Caire sur la mise en œuvre du plan américain connaissent un ralentissement marqué. Washington, sous la présidence de Donald Trump, exige une réduction durable de la présence militaire du Hamas, condition indispensable à la stabilisation de la bande. Dans ce contexte, l’élimination d’un potentiel commandant local renforce la position d’Israël : tant que les tunnels restent actifs et les commanditaires opérationnels libres, aucun arrangement politique sérieux ne peut tenir.

Cette réalité nourrit également le débat interne israélien. Entre les familles d’otages qui demandent une pression maximale sur le Hamas et les responsables sécuritaires qui veulent éviter une nouvelle explosion à Rafah, Tsahal tente de maintenir un équilibre fragile. La neutralisation de ces quatre terroristes démontre, une fois de plus, la volonté de l’armée de continuer à frapper les capacités hostiles, même dans les zones dites « gelées » de l’accord.

Pour les habitants du sud d’Israël, l’opération est perçue comme un rappel nécessaire : la menace n’a jamais disparu. Les réseaux souterrains ne sont pas un vestige de la guerre passée, mais une infrastructure vivante, fluide, adaptable, que le Hamas tente de maintenir coûte que coûte. Tant que ces tunnels existent, le risque d’attentat, d’infiltration ou de tirs de roquettes demeure réel.

En fin de compte, la traque à Rafah illustre le dilemme stratégique d’Israël : stabiliser tout en combattant, défendre tout en respectant l’accord, progresser tout en sachant que chaque tunnel découvert cache un autre niveau de complexité. Pour les forces de la division 143, l’objectif reste le même : empêcher la résurgence terroriste et garantir que la bande de Gaza, en particulier sa frontière sud, ne redevienne pas un sanctuaire hostile.

Dans un Proche-Orient où chaque jour redéfinit le rapport de force, l’opération de cette nuit rappelle une vérité simple mais essentielle : tant que le Hamas tentera de se reconstituer sous terre, Tsahal continuera d’aller le chercher — mètre par mètre, tunnel après tunnel.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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