La première alyah de l’année 2026 est désormais une réalité. Quelques minutes après minuit, la famille Zaks, en provenance de Sydney, a atterri à Aéroport Ben Gourion, devenant officiellement la toute première famille d’olim hadashim de l’année. Trevor Zaks, son épouse Dalit et leur fille Ashira ont été accueillis dès leur arrivée par des représentants du ministère israélien de l’Alyah et de l’Intégration, qui leur ont remis leurs cartes d’identité israéliennes sur place.
Ce moment symbolique marque bien plus qu’un simple changement de pays. Il incarne le choix conscient d’une famille juive de quitter une vie établie en Australie pour s’ancrer définitivement en Israël, dans un contexte mondial où de nombreux Juifs réévaluent leur avenir, leur sécurité et leur identité. Pour la famille Zaks, cette décision s’inscrit dans une démarche progressive et profondément sioniste, déjà amorcée par leur fils aîné.
Leur fils, Levi Zaks, avait en effet précédé le reste de la famille. Il a choisi de monter seul en Israël il y a quelque temps, avant de s’engager dans les rangs de Tsahal. Son engagement militaire a joué un rôle central dans la décision familiale, renforçant le lien déjà fort entre les Zaks et l’État d’Israël. Comme pour de nombreuses familles de la diaspora, voir un enfant faire le choix de servir le pays a souvent un effet déclencheur, transformant une alyah envisagée en projet concret et immédiat.
À leur arrivée, l’émotion était palpable. Être les premiers olim de 2026 confère à la famille Zaks une place particulière dans l’histoire symbolique de l’alyah de cette année. Pour le ministère de l’Alyah et de l’Intégration, cette arrivée incarne un message clair : malgré les défis sécuritaires, économiques et géopolitiques, Israël reste une destination centrale et attractive pour les Juifs du monde entier.
Le ministre de l’Alyah et de l’Intégration, Ofir Sofer, a personnellement salué l’arrivée de la famille. « Le choix de la famille Zaks de faire son alyah en Israël, en particulier alors que leur fils sert déjà dans Tsahal, est à la fois émouvant et encourageant », a-t-il déclaré. Il a souligné que son ministère œuvre activement à renforcer les liens avec les communautés juives d’Australie et à faciliter leur intégration en Israël, à travers des mesures concrètes et des programmes dédiés.
Selon les chiffres officiels communiqués par le ministère, plus de 22 000 nouveaux immigrants ont fait leur alyah en Israël au cours de l’année écoulée. Ces données traduisent une dynamique soutenue, portée notamment par une prise de conscience accrue au sein de nombreuses communautés juives occidentales. En Australie, et particulièrement à Sydney, des voix s’élèvent de plus en plus pour souligner un sentiment d’insécurité croissant, une montée des tensions identitaires et une remise en question du sentiment d’appartenance à long terme.
Dans ce contexte, l’alyah n’est plus seulement perçue comme un idéal idéologique ou religieux, mais aussi comme une décision pragmatique et stratégique pour l’avenir des familles juives. Le ministère de l’Alyah et de l’Intégration a d’ailleurs annoncé travailler actuellement sur de nouveaux programmes visant à encourager et accompagner l’immigration juive depuis différents pays, en mettant l’accent sur l’emploi, le logement, l’éducation et l’intégration communautaire.
L’histoire de la famille Zaks illustre cette convergence entre idéologie, engagement personnel et réalité contemporaine. Leur arrivée en Israël ouvre symboliquement l’année 2026 sous le signe du retour, de la continuité et de l’enracinement. Pour beaucoup, elle rappelle que l’alyah n’est pas seulement un mouvement de population, mais une expression vivante du lien entre le peuple juif et sa terre, renouvelée génération après génération.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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