Les autorités françaises ont officiellement adressé à Israël une demande d’extradition visant un homme d’affaires juif franco-israélien de 64 ans, domicilié à Netanya, soupçonné d’avoir orchestré une vaste escroquerie estimée à près de dix millions d’euros. L’affaire, qui implique des institutions publiques françaises, dont des services de sécurité et de secours, met en lumière les mécanismes complexes de la criminalité financière transfrontalière et pose une nouvelle fois la question sensible de la coopération judiciaire entre Paris et Jérusalem.
Selon les éléments transmis par les enquêteurs français, le suspect, identifié par l’initiale D’, aurait mis en place depuis Israël un centre d’appels structuré, destiné à tromper des responsables d’organismes publics en France. Lui et ses collaborateurs se seraient fait passer pour des représentants de magazines reconnus, proposant l’achat d’espaces publicitaires prétendument officiels. Les contrats signés, souvent avec des services de police, des corps de pompiers ou d’autres entités liées à la sécurité, n’auraient jamais été honorés, les fonds disparaissant peu après leur versement.
Pour renforcer la crédibilité de l’opération, les fraudeurs auraient utilisé des cartes SIM françaises, donnant l’illusion que les appels provenaient de France et non d’Israël. Les enquêteurs estiment que cette méthode a permis de contourner la méfiance initiale des interlocuteurs et de créer un climat de confiance artificiel, suffisant pour conclure des accords financiers conséquents. Au total, 66 plaintes auraient été déposées en France, déclenchant une enquête de grande ampleur.
L’argent ainsi détourné aurait servi à financer un train de vie luxueux. D’après des sources proches du dossier, le suspect et ses associés auraient séjourné dans des hôtels haut de gamme, acquis des montres de luxe, contracté des abonnements coûteux dans des clubs privés et financé des études universitaires prestigieuses pour certains membres de leur famille. Lors d’une perquisition menée à son domicile en Israël, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs montres de valeur, estimées à plusieurs centaines de milliers de shekels.
Ce n’est pas la première fois que D’ attire l’attention de la justice française. Avant son installation en Israël, il aurait déjà été recherché dans une autre affaire d’escroquerie, pour laquelle une peine de six ans de prison aurait été prononcée en France. Son départ vers Israël aurait alors mis un terme provisoire aux poursuites, jusqu’à la réouverture récente du dossier à la lumière de nouvelles preuves et témoignages.
Côté israélien, le suspect a été entendu par la police mais a fermement nié toute implication frauduleuse. Il reconnaît l’existence d’un centre d’appels opérant depuis Netanya, tout en affirmant que ses activités étaient légales et qu’aucune escroquerie n’a été commise à l’encontre d’organismes français. Ses avocats soutiennent que les accusations reposent sur une interprétation erronée de contrats commerciaux et non sur des actes criminels intentionnels.
La demande d’extradition ouvre désormais une phase juridique délicate. Les tribunaux israéliens devront examiner les éléments transmis par la France, tout en tenant compte des accords bilatéraux et des principes du droit israélien en matière d’extradition. Historiquement, Israël n’extrade pas automatiquement ses citoyens, notamment lorsque ceux-ci possèdent la nationalité israélienne, mais chaque cas est étudié individuellement, en fonction de la gravité des faits et des garanties procédurales offertes par l’État requérant.
Au-delà du cas individuel, l’affaire revêt une dimension diplomatique et symbolique. Elle intervient dans un contexte où la lutte contre la criminalité financière internationale est devenue une priorité pour de nombreux États, confrontés à des réseaux opérant à distance, profitant des frontières numériques et juridiques. Pour la France, il s’agit d’envoyer un signal clair quant à sa détermination à poursuivre les auteurs de fraudes, même lorsqu’ils opèrent depuis l’étranger. Pour Israël, le dossier rappelle la nécessité de coopérer avec ses partenaires tout en protégeant les droits fondamentaux de ses résidents.
La décision finale sur l’extradition devrait intervenir dans les prochaines semaines. Elle sera scrutée de près, tant par les autorités judiciaires que par l’opinion publique, car elle pourrait faire jurisprudence dans d’autres affaires similaires impliquant des ressortissants franco-israéliens. En attendant, l’affaire illustre les défis croissants posés par les escroqueries transnationales, à l’heure où la technologie permet de frapper à distance, mais où la justice tente encore de rattraper les fraudeurs.
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Sujet : arrestation / justice / coopération judiciaire internationale
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Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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