Le commandant en chef de l’armée iranienne, Amir Hatami, a déclaré ce mardi que « la menace du régime sioniste contre la République islamique est réelle et existentielle ». Selon lui, l’Iran prend cette menace « très au sérieux » et se prépare à son ampleur, affirmant que les forces armées iraniennes adaptent actuellement leurs capacités face à ce qu’il décrit comme un danger direct pour le régime.
Ces déclarations interviennent alors que l’Iran traverse une vague de manifestations d’une intensité exceptionnelle, accompagnée d’accusations internationales de répression massive. Le discours d’Amir Hatami s’inscrit dans la rhétorique officielle de Téhéran, qui continue de désigner Israël comme un ennemi stratégique majeur, au moment même où le pouvoir est confronté à une contestation interne profonde.
Parallèlement, le président des États-Unis Donald Trump a publié un message sur les réseaux sociaux appelant explicitement les manifestants iraniens à poursuivre leur mobilisation contre le régime. Il a affirmé que l’aide américaine était « en route », sans en préciser la nature, et a annoncé avoir annulé toutes les rencontres prévues avec des responsables iraniens tant que les violences contre les manifestants ne cesseraient pas.
Plus tôt dans la journée, le média d’opposition basé à Londres Iran International a affirmé qu’au moins 12 000 personnes auraient été tuées depuis le début des manifestations contre le régime iranien. Selon cette chaîne, la majorité des victimes auraient été abattues par les Gardiens de la révolution et les forces du Bassidj, principalement lors des nuits de jeudi et vendredi derniers. Le média qualifie ces événements de « plus grand massacre de l’histoire moderne de l’Iran ».
Selon ces informations, les chiffres avancés reposeraient sur des sources internes au système iranien, notamment au sein du Conseil suprême de sécurité nationale et de la présidence. Il s’agirait, d’après le média, d’une opération organisée et planifiée, et non d’affrontements isolés, menée sur ordre direct du guide suprême Ali Khamenei, avec l’aval des plus hautes instances du pouvoir. Une grande partie des victimes seraient âgées de moins de 30 ans.
Face à ces accusations, un responsable officiel iranien a rejeté les chiffres avancés par l’opposition et a reconnu pour la première fois un bilan officiel, affirmant qu’environ 2 000 personnes avaient été tuées depuis le début des troubles, y compris des membres des forces de sécurité. Selon la version de Téhéran, la responsabilité des décès incomberait à des « terroristes ».
Dans le même temps, des informations font état d’un rétablissement partiel des réseaux de communication en Iran, permettant à nouveau des appels téléphoniques internationaux après plusieurs jours de coupures, alors que la pression intérieure et internationale sur le régime continue de s’intensifier.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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