Pas seulement Erdoğan : les pays hostiles à Israël frappés de plein fouet par la décision économique de Trump

Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé dans la nuit qu’à compter d’effet immédiat, tout pays maintenant des relations commerciales avec l’Iran sera soumis à un droit de douane de 25 % sur l’ensemble de ses échanges avec les États-Unis. L’annonce a été faite sur la plateforme Truth Social, où Trump a précisé que la décision était « finale et sans appel ».

Cette mesure vise directement les États qui continuent de commercer avec la République islamique d’Iran, alors que celle-ci fait face à une vague de manifestations internes et à une pression internationale croissante. Parmi les économies les plus exposées figurent Chine, Turquie, Russie, mais aussi l’Inde et le Pakistan, tous cités comme partenaires commerciaux significatifs de Téhéran.

Selon les données de Trade Data Monitor, plus de 100 pays ont entretenu des échanges commerciaux avec l’Iran au cours du premier semestre 2025. Même si ces relations ont été réduites pour beaucoup d’entre eux en raison des sanctions américaines déjà en vigueur, la nouvelle décision de Washington pourrait élargir considérablement l’impact économique, en touchant indirectement des États jusque-là partiellement exposés.

L’annonce américaine intervient dans un contexte de tensions politiques et sécuritaires accrues. Le guide suprême iranien Ali Khamenei a récemment accusé les manifestants de servir les intérêts de puissances étrangères, évoquant implicitement les États-Unis. De son côté, la Maison-Blanche a confirmé que plusieurs options sont à l’étude face à l’Iran, y compris des scénarios militaires, même si la priorité affichée reste la voie diplomatique.

La Turquie, dirigée par le président Recep Tayyip Erdoğan, s’est retrouvée au centre des réactions régionales. Ankara est convaincue que des acteurs étrangers, et notamment Israël, exploiteraient la crise iranienne. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a affirmé que les appels à la contestation en Iran provenaient de campagnes numériques attribuées au Mossad, estimant qu’Israël cherchait à tirer profit des difficultés économiques et sociales iraniennes.

Dans le même temps, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a déclaré que son pays restait ouvert à des négociations « équitables », tout en se disant prêt à une confrontation si ces discussions n’aboutissaient pas. Aux États-Unis, plusieurs responsables doutent de la sincérité de cette position, estimant que Téhéran cherche avant tout à gagner du temps afin d’éviter des frappes aériennes et de préserver une forme de légitimité internationale malgré les troubles internes.

Au-delà de l’Iran, la décision de Trump pourrait déstabiliser des équilibres économiques majeurs, notamment sur les marchés de l’énergie, en affectant les flux commerciaux entre Washington et certaines des plus grandes économies mondiales. Elle marque en tout cas une escalade économique significative, dont les répercussions pourraient se faire sentir bien au-delà du Moyen-Orient.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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