La tension monte : l’avion « Wing of Zion » a décollé, une base américaine au Qatar évacuée

La tension régionale continue de s’intensifier alors que plusieurs signaux inhabituels ont été enregistrés simultanément au Moyen-Orient. Selon trois sources diplomatiques citées par Reuters, le personnel de la base américaine d’Al Udeid Air Base, au Qatar, a reçu l’ordre de quitter les lieux avant la fin de la journée. Cette installation est considérée comme la plus importante base des États-Unis au Moyen-Orient, accueillant en permanence environ 10 000 soldats et servant de centre névralgique pour les opérations aériennes américaines dans la région.

En parallèle à cette évacuation partielle, des informations ont fait état du décollage de l’avion gouvernemental israélien Wing of Zion depuis la base aérienne de Nevatim Air Base. Des responsables israéliens ont tenu à préciser qu’il s’agissait d’un vol de maintenance et d’entraînement planifié à l’avance, sans caractère exceptionnel ni lien direct avec les développements sécuritaires en cours. Malgré ces démentis, la concomitance des événements a attiré l’attention des observateurs.

Ces mouvements interviennent dans un contexte de montée en alerte déclarée par l’Iran. Les Gardiens de la révolution islamique ont annoncé être placés au niveau de préparation le plus élevé face à la possibilité d’une attaque. Selon un communiqué officiel, l’arsenal de missiles de Téhéran aurait augmenté depuis le mois de juin dernier, dans le cadre de préparatifs à différents scénarios sécuritaires. Les autorités iraniennes affirment également que les capacités militaires endommagées lors de précédents affrontements ont été entièrement restaurées.

Un haut responsable iranien cité par Reuters a indiqué que Téhéran a adressé des avertissements explicites à plusieurs pays de la région, notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et la Turquie. Le message transmis serait clair : en cas d’action militaire américaine contre l’Iran à la suite des manifestations internes, les bases américaines situées sur leur territoire pourraient être considérées comme des cibles légitimes. Cette mise en garde vise à élargir le coût potentiel d’une intervention et à dissuader les États-Unis et leurs alliés régionaux.

Dans ce climat de nervosité accrue, deux responsables européens ont confié au Washington Post que leurs pays avaient reçu des demandes de la part de l’administration américaine pour partager des renseignements concernant d’éventuelles cibles en Iran. L’un de ces responsables a toutefois souligné qu’il n’existe, à ce stade, aucune indication d’une intention américaine de frapper les installations nucléaires iraniennes. Selon cette source, l’option la plus probable serait une action ciblée contre les dirigeants et les structures directement impliqués dans la répression des manifestations.

Toujours selon ces informations, le Conseil de sécurité nationale des États-Unis s’est réuni récemment sans la présence du président Donald Trump, afin d’élaborer et de lui présenter plusieurs scénarios d’action. Un autre responsable européen estime que la direction iranienne est consciente des contraintes politiques internes auxquelles Trump pourrait être confronté, notamment au sein du mouvement MAGA, et chercherait donc à gagner du temps par des propositions de négociation.

En toile de fond, les manifestations en Iran se poursuivent malgré la répression et les coupures de communication, alimentant l’incertitude stratégique. L’évacuation partielle d’une base américaine clé, les déclarations de préparation maximale de l’Iran et les mouvements aériens israéliens, même présentés comme routiniers, contribuent à renforcer le sentiment qu’un tournant critique pourrait être proche, sans que la forme exacte d’une éventuelle escalade ne soit encore connue.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
© 2025 – Tous droits réservés

Publicité & Partenariats – Infos-Israel.News

📢Voir nos formats & tarifs publicitaires📢