Voici une adaptation journalistique approfondie en français, fidèle au contenu hébreu, rédigée dans un style analytique et percutant, conforme à la ligne éditoriale d’Infos-Israel.News, sans ajout de faits et en respectant strictement les élémeAlors que les projectiles, les drones et les opérations ciblées occupent le devant de la scène militaire, un autre front, plus discret mais tout aussi stratégique, se joue entre Jérusalem et Téhéran : celui de la guerre de l’information. Une enquête approfondie récemment publiée par le service persan de la BBC met en lumière un constat embarrassant pour le régime des ayatollahs : sur le terrain de la communication et de l’influence numérique, l’Iran essuie un revers majeur, tandis qu’Israël engrange un succès inattendu au cœur même de la société iranienne.
Des millions d’Iraniens à l’écoute d’Israël
Selon les données analysées par la BBC, l’appareil de communication israélien en langue persane — incluant les comptes du ministère des Affaires étrangères, de Tsahal, ainsi que des médias comme KAN et le Times of Israel — rassemble plus de 4,6 millions d’abonnés.
Un chiffre d’autant plus remarquable que les réseaux sociaux sont officiellement bloqués en Iran. Chaque internaute iranien consommant ces contenus le fait au prix d’un risque personnel réel, via des VPN, sous la menace permanente de la surveillance et de la répression du régime.
À l’inverse, l’effort iranien en direction du public israélien apparaît dérisoire. Malgré le lancement de plateformes en hébreu par des organes affiliés aux Gardiens de la Révolution — tels que Tasnim, Noor News ou encore la chaîne Press TV, qui diffuse en hébreu depuis novembre dernier — l’ensemble de ces canaux cumule à peine 70 000 abonnés. L’enquête suggère par ailleurs que même ce chiffre limité ne correspond pas nécessairement à un public israélien réel, rendant leur impact pratiquement nul.
Fake news grossières et déconnexion totale de la réalité israélienne
L’une des raisons majeures de cet échec, selon la BBC, réside dans la déconnexion complète du discours iranien avec la réalité israélienne. Là où Israël s’adresse aux Iraniens dans leur langue, avec des références culturelles précises, l’Iran tente d’influencer l’opinion israélienne par des récits perçus comme absurdes ou grotesques.
Ainsi, après des salves de missiles, l’agence Tasnim a affirmé avec gravité qu’Israël traversait une « famine massive », évoquant l’effondrement du système alimentaire et affirmant que deux millions d’Israéliens manquaient de pain. Dans un autre cas, les médias iraniens ont prétendu que leurs systèmes de défense aérienne avaient abattu un chasseur furtif F-35 — un événement entièrement fictif.
L’enquête souligne également la faible qualité linguistique des contenus iraniens : hébreu approximatif, traductions automatiques maladroites, fautes flagrantes, présentateurs semblant générés par intelligence artificielle ou ne maîtrisant manifestement pas la langue. L’usage répété de termes idéologiques comme « l’entité sioniste » ou « le régime » contribue encore davantage à éloigner le public israélien.
La stratégie israélienne : finesse culturelle et guerre psychologique
Face à cette approche rigide, Israël déploie, selon la BBC, une stratégie bien plus élaborée. Les comptes israéliens en persan ne se contentent pas de diffuser des informations : ils épousent les codes culturels iraniens, utilisent le slang local, l’humour, les mèmes et la satire pour tourner en dérision les dirigeants du régime et les Gardiens de la Révolution.
L’enquête met en évidence l’usage intelligent de symboles historiques, notamment le drapeau iranien pré-révolutionnaire du lion et du soleil, ainsi que la mise en avant des liens anciens entre Juifs et Perses. Cette approche vise à dissocier le peuple iranien de son régime et à renforcer un sentiment d’identité commune. Certains médias israéliens en persan vont plus loin en diffusant, selon la BBC, des contenus favorables à Reza Pahlavi, fils du dernier shah, en résonance avec le mécontentement croissant dans la société iranienne.
Le silence comme arme stratégique
Autre point clé relevé par l’enquête : la gestion israélienne du silence. Alors que l’Iran communique bruyamment sur chaque événement, les comptes israéliens en persan ont observé une « discrétion frappante » après des événements sensibles, comme l’élimination d’Ismaïl Haniyeh à Téhéran ou l’attaque aux bipeurs au Liban.
Cette ambiguïté est analysée comme un outil de guerre psychologique : le refus de confirmer ou de commenter alimente l’incertitude au sommet du pouvoir iranien, renforce le sentiment de vulnérabilité et projette une image de maîtrise et de confiance auprès du public iranien.
Israël a également su exploiter des tendances virales mondiales. En réponse au slogan anti-israélien « All Eyes on Rafah », les comptes israéliens ont diffusé une image générée par intelligence artificielle proclamant : « All Eyes on Tehran », mettant en avant les aspirations à la liberté du peuple iranien.
Khamenei sur X : un échec personnel
Même la tentative directe du guide suprême Ali Khamenei de s’adresser au public israélien via la plateforme X s’est soldée par un revers. Lancé en octobre 2024, son compte en hébreu n’a attiré qu’environ 62 000 abonnés, et ses publications, souvent formulées de manière maladroite, suscitent principalement des réactions moqueuses ou l’indifférence.
L’enquête révèle également que les comptes iraniens tendent à disparaître lors des crises internes et des coupures d’Internet imposées par le régime, confirmant leur nature de simples relais gouvernementaux plutôt que de véritables médias.
Une victoire israélienne sur le front de la conscience
La conclusion de l’enquête de la BBC confirme un constat largement partagé en Israël : si l’Iran excelle dans les slogans menaçants et les mises en scène idéologiques, il subit une défaite nette dans la véritable bataille de l’influence. Israël est parvenu à établir un canal direct avec la population iranienne, contournant la censure et séparant clairement le peuple du régime qui le gouverne.
Dans cette guerre silencieuse mais décisive, le message venu de Jérusalem trouve un écho croissant à Téhéran — une réalité qui semble inquiéter le régime des ayatollahs presque autant que les menaces militaires.
Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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