Trump répond à Khamenei : « Un homme malade, il est temps d’un nouveau leadership en Iran »

La confrontation verbale entre Washington et Téhéran s’est nettement durcie ce samedi. Après des déclarations virulentes du guide suprême iranien Ali Khamenei, le président américain Donald Trump a répliqué sans détour, appelant ouvertement à la fin du règne du dirigeant iranien, au pouvoir depuis près de quatre décennies.

Dans un entretien accordé au média américain Politico, Donald Trump a qualifié Ali Khamenei d’« homme malade » et estimé que « le moment est venu pour une nouvelle direction en Iran ». Cette sortie intervient alors que les grandes manifestations ayant secoué la République islamique semblent s’être essoufflées, et qu’aucune frappe militaire américaine n’a finalement été lancée.

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Khamenei accuse Washington d’être derrière les troubles

Plus tôt dans la journée, le guide suprême iranien avait violemment attaqué les États-Unis, affirmant que « la nation iranienne a vaincu l’Amérique » et tenant personnellement Donald Trump pour responsable des violences et des troubles récents. Dans une série de messages publiés sur le réseau X, Khamenei a accusé Washington d’avoir préparé et attisé une « révolte », tout en affirmant que le régime avait réussi à l’éteindre.

Selon lui, les États-Unis doivent être tenus pour responsables « de toutes les pertes humaines, des destructions et des campagnes de diffamation » visant l’Iran. Le discours officiel de Téhéran continue ainsi de présenter les manifestations comme le résultat d’une ingérence étrangère, orchestrée par l’Occident.


Trump dénonce une gouvernance fondée sur la peur et la violence

Interrogé sur ces accusations, Donald Trump a rejeté les propos de Khamenei et accusé le régime iranien de s’appuyer exclusivement sur la répression pour se maintenir au pouvoir. « Ce dont il est coupable, en tant que dirigeant, c’est la destruction totale de son pays et l’usage d’une violence à une échelle jamais vue », a déclaré le président américain.

Trump a ajouté que gouverner un pays ne pouvait pas reposer sur « la peur et la mort », mais sur le respect et une gestion responsable de l’État. « Un dirigeant doit se concentrer sur le bon fonctionnement de son pays, et non sur le meurtre de milliers de personnes pour conserver le pouvoir », a-t-il insisté, avant de qualifier l’Iran de « l’un des pires endroits au monde pour vivre, à cause d’un leadership défaillant ».


Menaces militaires et volte-face américaine

Au début de la semaine, Donald Trump avait multiplié les avertissements, évoquant une possible intervention militaire et affirmant que « l’aide était en route » pour les manifestants iraniens. Le lendemain, le ton avait changé : le président expliquait avoir reçu des informations selon lesquelles les exécutions massives avaient cessé.

« La meilleure décision qu’ils aient prise a été de ne pas pendre plus de 800 personnes », a déclaré Trump, interrogé sur l’éventualité d’une opération militaire américaine contre l’Iran. Cette déclaration illustre l’ambivalence de la position américaine, oscillant entre menaces, pressions politiques et retenue stratégique.


Soupçons d’usage de substances chimiques contre les manifestants

Parallèlement, de graves accusations ont émergé depuis le Royaume-Uni. L’ancien député britannique Bill Rammell a affirmé, lors d’une interview sur la chaîne GB News, qu’un rapport jugé « crédible » évoque un possible usage de « substances chimiques toxiques » par les forces iraniennes pour réprimer les manifestations.

Selon ce document, certains manifestants exposés à ces substances seraient décédés plusieurs jours après les faits, et non immédiatement. Bill Rammell a précisé à Newsweek que ces informations provenaient de « sources irano-kurdes fiables », tout en reconnaissant qu’aucune confirmation officielle n’a encore été apportée par les services de renseignement occidentaux.


Arrestations et discours sécuritaire du régime

De son côté, le ministère iranien du Renseignement a annoncé l’arrestation d’une prétendue « cellule d’espionnage » de 32 personnes. Selon Téhéran, ces individus auraient participé à des incendies de bâtiments publics, à des attaques contre des mosquées et à l’incitation à la violence contre les forces de sécurité. Les autorités iraniennes affirment également que l’un des suspects se serait rendu à plusieurs reprises en Israël.

La ligne officielle du régime demeure inchangée : imputer les troubles à des « émeutiers » agissant pour le compte d’Israël et des États-Unis. Un responsable iranien a reconnu qu’au moins 2 000 personnes auraient été tuées lors des manifestations, tout en attribuant ces décès à des « terroristes », y compris parmi les forces de sécurité.


Rédaction francophone Infos Israel News pour l’actualité israélienne
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